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Retour en Italie des deux ex otages de l'EI en Libye

Deux Italiens enlevés en juillet en Libye et libérés vendredi sont arrivés dimanche en Italie, un retour entouré de silence alors que des questions demeurent sur la mort de deux autres otages kidnappés en même temps qu'eux.

Gino Pollicardo, 55 ans, et Filippo Calcagno, 65 ans, ont été accueillis au petit matin avec soulagement par leurs proches à l'aéroport Ciampino de Rome, avant d'être emmenés pour un debriefing avec les services du ministère des Affaires étrangères et des services de renseignement.

Ils avaient été enlevés avec deux autres employés de la société de construction Bonatti près d'un complexe de la compagnie pétrolière italienne ENI dans la région de Mellitah, à l'ouest de Tripoli, dans une zone qui avait déjà été le théâtre de prises d'otages.

Les médias italiens avaient évoqué une probable libération des quatre hommes avant que la situation ne dégénère. Jeudi, soit la veille de la libération de MM. Pollicardo et Calcagno, l'Italie avait annoncé que les deux autres otages, Salvatore Failla, 47 ans, et Fausto Piano, 60 ans, avaient probablement été tués lors d'affrontements entre des jihadistes et des miliciens locaux.

"L'Etat italien a échoué. La libération des deux otages a été payé par le sang de mon mari", a déclaré samedi Rosalba Failla, demandant le rapatriement du corps de son mari le plus vite possible.

Selon les médias italiens, Salvatore Failla et Fausto Piano, séparés de leurs compatriotes depuis quelques temps déjà, se trouvaient dans un convoi de l'Etat islamique (EI) qui a été attaqué par des milices loyales à la coalition Fajr Libya (aube libyenne), considérée comme la branche armée du gouvernement - non reconnu - de Tripoli.

Alors que ces décès font monter la pression pour que l'Italie envoie des forces spéciales en Libye, le Premier ministre Matteo Renzi a prévenu que toute intervention devrait recevoir l'aval du parlement et que Rome ne se précipiterait pas, un sentiment réitéré dimanche par le ministre des Affaires étrangères Paolo Gentiloni.

"Nous devons éviter que la Libye sombre dans le chaos où des épisodes tragiques comme celui impliquant nos ressortissants peuvent se multiplier", a déclaré M. Gentiloni dans une interview au quotidien économique Il Sole 24 Ore.

Toutefois, "il est clair qu'il n'y a pas de solution facile, il ne suffit pas de montrer ses muscles. C'est vrai, le temps est compté mais il n'y a pas d'option militaire rapide", a-t-il estimé.

"Le gouvernement est conscient des erreurs du passé et travaille à créer les conditions de la stabilité en Libye", a ajouté le ministre.

AFP

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