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Réunion des chefs de la diplomatie américaine Hillary Clinton et française Alain Juppé, 14 avril 2011, Berlin. REUTERS/POOL New
Réunion des chefs de la diplomatie américaine Hillary Clinton et française Alain Juppé, 14 avril 2011, Berlin. REUTERS/POOL New

En Côte d'Ivoire, Washington sur la même longueur d'onde que Paris

William Fitzgerald, sous-secrétaire d'Etat américain pour les affaires africaines, évoque pour Slate Afrique la politique américaine sur le continent.

Mise à jour du 31 juillet 2012: La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton entame aujourd’hui une tournée diplomatique de onze jours en Afrique, avec une première étape à Dakar, au Sénégal. Hillary Clinton s’envolera ensuite pour le Soudan du Sud, l’Ouganda, le Kenya, le Malawi et l’Afrique du Sud, a annoncé dans un communiqué la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland.

Conformément à la stratégie africaine du président Barack Obama, Mme Clinton entend contribuer au «renforcement des institutions démocratiques et de la croissance économique» et «faire progresser la paix et la sécurité» en Afrique.

***

SlateAfrique - Est-ce que le printemps arabe peut avoir une influence sur l’Afrique subsaharienne?

William Fitzgerald - Oui, absolument. C’est quelque chose que l’on regarde de très près. D’abord, je pense que le printemps de l’Afrique a commencé après la chute du mur de Berlin. Par exemple, en Zambie, au Mali ou au Togo,  dès 1991, ils ont essayé d’avoir des élections démocratiques. Gnassingbé Eyadéma a répondu à cet élan par la force, donc cela n’a pas marché. Aujourd’hui, il y a toujours des pays en Afrique Subsaharienne, qui ne sont pas dirigés démocratiquement, mais avec un dirigeant puissant au dessus de tout.

Depuis trente ans, les choses ont tout de même changé. Certains dirigeants sont morts : Omar Bongo au Gabon, par exemple. Il a été remplacé par son fils, mais ce dernier semble beaucoup plus ouvert que son père. C’est la même chose au Togo, avec Gnassingbé Eyadéma. Son fils a gagné les élections après sa mort, et il a essayé d’ouvrir l’économie et d’étendre la liberté de la presse. On ne peut pas vraiment parler de révolution parce que ce n’est pas arrivé aussi vite qu’au Maghreb, mais je crois vraiment que le processus de changement a été amorcé.

SlateAfrique - Au Maghreb, on observe une classe moyenne de taille et un degré d’éducation de la population important, notamment en Tunisie. Retrouve-t-on le même phénomène dans les pays d’Afrique subsaharienne?

W. F. - Non, pour le cas du Togo, parce que, pour être franc, les gens les plus diplômés du Togo ont fui le pays, parce qu’ils sentaient que l’économie était dans l’impasse. L’Etat dirigeait tout, et n’autorisait pas l’économie de marché. C’était plus facile pour eux de partir. Les Etats-Unis ont organisé des tirages au sort pour obtenir des visas (visa lottery). Les Togolais ont bénéficié du plus grand nombre de visas en Afrique pour venir travailler aux Etats-Unis. Mais, je pense que la classe moyenne se développe en Afrique. Au Sénégal, il y a un grand désarroi des classes éduquées qui sont au chômage. Ils sont jeunes, éduqués, mais n’ont pas de débouchés. Ils sont brillants et frustrés.

Convergences et divergences entre Washington et Paris

SlateAfrique - On a l’impression que les Etats-Unis et la France n’ont pas la même perception de la vie politique africaine. Au Cameroun, par exemple, la façon dont les élections ont été perçues et le degré de transparence des élections, n’a pas été jugé de la même façon par les Français et les Américains?

W. F. - C’est une question difficile. Pour le Cameroun, il est important de voir à quel point notre politique est proche de celle de la France. Nous avons été sur la même ligne depuis deux ans. En Guinée, en particulier, nous avions le même message, et en Côte d’Ivoire aussi. C’était un moment crucial, pour l’ONU. Sa réputation était en jeu. Je pense que les dirigeants africains ont gâché quelque chose de ces élections en Côté d’Ivoire. Le fait que Laurent Gbagbo ait perdu. Nous le savons, parce que l’ONU a compté les voix, pas parce qu’Alassane Ouattara voulait qu’on les compte, mais parce que les deux hommes étaient d’accord pour faire compter les voix par l’ONU, parce que ni l’un, ni l’autre ne se faisaient confiance. C’est un moment ou la communauté internationale, a dit “ça suffit. Nous pouvons regarder les choses autrement”.

Pour le Cameroun, au regard de la situation, je ne pense pas que cela soit si important que nous ayons la même position.

SlateAfrique - C’est tout de même un pays important. On a bien compris que vous vous êtes rapprochés sur les dossiers guinéen, ivoirien, mais sur les dossiers camerounais ou malgache, on a l’impression qu’il y a tout de même une perception de la démocratie qui est différente, entre les Etats-Unis et la France?

W. F. - Cela dépend du pays et des relations que l’on a avec, mais oui, au début, nous avions un point de vue tout à fait différent des Français sur le cas de Madagascar. Pour nous, c’était un coup d’Etat (17 mars 2009, chute du président Marc Ravalomanana). Selon notre loi en cas de coup d’Etat, automatiquement, nous devions geler notre aide au développement. Mais nous n’avons pas gelé l’aide humanitaire.

Au Niger, c’était la même chose. Nous avons bloqué l’aide à cause du coup qui a renversé Tandja. Nous ne l’aimions pas vraiment. Mais la loi que le Congrès américain a passé nous oblige à cesser toute aide: militaire, économique... mais avec cette loi de suspension de l’aide, on peut continuer à financer les partis politiques démocratiques ou encore l’aide humanitaire. C’est pourquoi nous l’avons fait au Niger. Donc oui, nous n’avons pas la même vision du Niger que les Français.

SlateAfrique - Ne craignez-vous pas une montée des sentiments anti-occidentaux sur le continent. Une grande partie de l’opinion africaine pense, à tort ou à raison, que Gbagbo est parti parce que les occidentaux le voulaient. De même, un certain nombre d’Africains ont été choqués par les images de la mise à mort de Kadhafi. Ils ont l’impression que ce sont les occidentaux qui décident quels dirigeants ont le droit de vivre.

W. F. - Il y a des gens qui sont en désaccord total avec ce que l’on a fait en Côte d’Ivoire. Le résultat de l'élection présidentielle était de 54% contre 46%. Il y a donc 46% des gens qui ne sont pas d’accord. Néanmoins, si on organise des élections démocratiques, on doit les respecter. Nous n’avons pas forcé Gbagbo à demander à l’ONU de compter, ni forcé Alassane Ouattara. Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU a été clair en disant que là où il y a eu la moindre irrégularité durant le scrutin, dans le Nord, le vote a été annulé. Et pourtant, Ouattara a tout de même gagné. Il faut accepter que la démocratie soit une compétition, avec un perdant et un gagnant. Il y a toujours des gens déçus qui pensent que l’Occident a volé l’élection. C’est faux!

La démocratie avance lentement

SlateAfrique - Ressentez-vous cette montée du ressentiment contre les occidentaux? Craignez-vous que des Occidentaux vivant en Afrique puissent en être victimes?

W. F. - Pour être honnête avec vous, je pense que les Etats-Unis ont plutôt une bonne réputation en Afrique, grâce aux programmes que l’on conduit sur le terrain, comme les Peace Corps. Nous sommes bien sûr très préoccupés par la sécurité. Notamment avec les terroristes shebab ou les pirates qui enlèvent des gens, dont des Français, ou encore Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). C’est totalement inacceptable. Mais nous continuerons à travailler en Afrique et nous pensons que la majorité des Africains est d’accord avec ce que l’on tente de faire en Afrique et avec la façon dont nous nous y prenons. Nous n’agissons pas tout seuls, sans les consulter. Rappelez-vous en Côte d’Ivoire, il y avait l’Union Africaine, la Communauté économique de développement en Afrique de l'ouest (Cédéao) et d’autres organisations africaines qui soutenaient la surveillance du scrutin. Les Africains sont présents. Certes, il y avait certains désaccords entre eux, mais la Cédéao a déclaré que Laurent Gbagbo devait quitter le pouvoir même si cela nécessitait une intervention militaire. C’est une prise de position forte.

SlateAfrique - Certains Africains disent que les Français ou les Américains parlent de démocratie mais qu’ils veulent placer des hommes à eux dans des pays qui les intéressent, parce qu’il y a du pétrole. Ils pensent au Nigeria par exemple.

W. F. - Mais les élections au Nigeria se sont bien déroulées. Je pense au rôle qu’a joué le professeur Jega (Attahiru Jega, le président de la Commission électorale au Nigeria et le chef de la Mission d'observation de la Cédéao au Liberia) qui a aussi observé les élections au Liberia. Nous avions beaucoup de doutes aux États-Unis, sur la capacité du Nigeria d’organiser des élections totalement transparentes. Ils ont prouvé qu’ils le pouvaient. Il y a eu des violences, oui, malheureusement. Mais je pense que la majorité des Nigérians estiment que leur président est légitime.

SlateAfrique - A en croire certains Occidentaux, l’arrivée de la démocratie au NIgeria devait faire reculer la violence. Mais dans le pays le plus peuplé d'Afrique, on observe une montée en puissance des attentats commis par Boko Haram.

W. F. - Je dirais que la démocratie apporte plus de liberté. La démocratie permet d’ouvrir une société, c’est ce que l’on a vu aux Etats-Unis. Si bien qu’il est plus difficile d’attraper les terroristes. Mais est-ce une raison pour rejeter la démocratie et dire que nous voulons un Etat totalitaire? Non. Il ne faut pas vouloir aller trop vite.

SlateAfrique - N’avez-vous pas peur que ces tensions religieuses et ethniques n’aboutissent à une explosion du Nigeria, ce qui serait catastrophique pour l’Afrique de l’ouest?

W. F. - Honnêtement, je pense qu’il est un peu trop simple de dire qu’il s’agit d’un problème religieux. De la même façon, ce n’était pas tout à fait juste de résumer les problèmes en Côte d’Ivoire aux tensions entre chrétiens et musulmans. C’est au moment où Bédié (au pouvoir à Abidjan de 1993 à 1998) a créé ce concept d’«ivoirité», que Gbagbo a exploité pour ses propres fins, ce qu’il voyait comme un conflit entre chrétiens et musulmans. Mais nous avons vu au-delà. Les populistes exploitent ce genre de théorie et provoquent l’instabilité dans leur pays.

Dans le cas de Boko Haram, c’est une affaire très grave. Cela dévoile le manque de développement dans le Nord du Nigeria, que l’on pourrait imputer au gouvernement central. Dans la même lignée, vous avez les rebelles du Mend (Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger). Le delta du Niger n’est pas développé en comparaison à d’autres régions du Nigeria. Ces rebelles ont-ils raison de se plaindre? Oui, bien sûr. Est-ce que les Etats-Unis soutiennent l’explosion d’un quartier général de l’ONU ou de l’oléoduc d’une compagnie pétrolière? Non. Les Nigérians doivent pouvoir exprimer leurs plaintes devant la justice, ou lors d’élections.

C’est pourquoi, dans cette perspective, il est si important pour la Côte d’Ivoire comme pour la Guinée d’avoir des élections législatives le plus vite possible. Ce sont des «semi-démocraties» pour le moment. Il est très facile pour Alpha Condé de gouverner en Guinée par décret aujourd’hui. Mais, pour donner une place aux perdants de l’élection, en particulier en Côte d’Ivoire, il faut une Assemblée nationale où ils pourront se faire les porte-voix de leurs électeurs. Ils doivent non seulement avoir l’impression d’être représentés, mais aussi d’être entendus.

Les interventions des Américains

SlateAfrique - Barack Obama a récemment envoyé une centaine de soldats en Afrique centrale pour soutenir la chasse aux membres de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), dirigée par Joseph Kony. Pouvez-vous nous en dire plus sur la nature de cette l’intervention?

W. F. - Nous n’allons pas partir armés avec les troupes ougandaises à la chasse de Joseph Kony. Nous n’allons pas combattre avec elles. J’ai moi-même travaillé en Ouganda et j’ai vu les horreurs que Kony et ses hommes ont fait à des enfants, aux personnes âgées. Tout cela rappelle les heures sombres en Sierra Leone.

D’abord, ce conflit dure depuis très longtemps. Nous avons des relations très proches avec l’Ouganda. Joseph Kony, n’a aucune plate-forme politique sur laquelle s’appuyer. Pour nous et pour moi, la situation est très claire. Kony doit être mis hors d’état de nuire.

Nos troupes sont là-bas pour conseiller les Ougandais dans leurs bases et quartier général. Nous leur fournissons nos compétences en renseignements. Après toutes ces années, le président Obama a cru bon de dire qu’il était temps de faire cesser tout cela, car les enlèvements continuent. Non seulement en Ouganda, mais aussi en République Démocratique du Congo, en République Centrafricaine, au Soudan du Sud. Le président a demandé l’autorisation au Congrès américain. Il a publié cette lettre au Congrès qui a reçu le soutien de la presque totalité des représentants. Je pense que ce mouvement cessera en même temps que Kony.

Je ne peux pas vous dire combien de temps cela va prendre. Kony et ses troupes errent dans ces marécages depuis des années et des années. Et savoir se battre dans cette zone est peut-être l’une des difficultés les plus grandes que rencontrent les Ougandais. Nous sommes tout de même optimistes et nous espérons que dans six mois ou un an, nous aurons été capables de fournir assez d’informations à l’armée ougandaise sur la position de Kony, pour les aider à l’arrêter. Pour le président, comme pour moi, cette intervention pourrait se dérouler sur le long-terme.

SlateAfrique - Pouvez-vous nous en dire plus sur la nature et l’objectif de l’intervention américaine en Somalie?

W. F. - Nous soutenons et finançons le Gouvernement fédéral de Transition somalien (GFT) et nous les aidons à former des troupes. Les Burundais, les Ougandais, et même les Sierra-Léonais ont également engagé des troupes. Nous les entraînons aussi pour les opérations de maintien de la paix.

SlateAfrique - Travaillez-vous avec les troupes françaises?

W. F. - Nous avons une base à Djibouti, comme les Français. Nous n’avons pas d’autres opérations en cours que celle qui consiste à entraîner les troupes somaliennes en dehors du pays.

SlateAfrique - De nombreux observateurs ont rapporté la présence de drones américains dans le ciel somalien

W. F. - Je pense que ce sont des drones de reconnaissance. Il faut demander au département de la Défense. Je ne suis pas impliqué dans ces opérations de drones.

SlateAfrique - Allez-vous intervenir directement au sol, où vous vous en tenez au soutien logisitique pour le moment?

W. F. - Non, depuis l’intervention de 1993, l’armée américaine ne veut pas s’engager à nouveau dans un conflit terrestre. Je ne pense pas que nos soldats refouleront le sol somalien de sitôt.

SlateAfrique - Pensez-vous que le dialogue soit possible avec les islamistes shebab, et qu’il faille négocier avec eux, au moins dans l’optique de résoudre la crise humanitaire qui fait rage en Somalie?

W. F. - La crise humanitaire actuelle est la plus grave depuis 5 ou 7 ans. Je crois qu’environ 12 millions de personnes sont menacées par la famine; dont deux millions de personnes dans les territoires contrôlés par les shebab, à qui l’accès nous était refusé par les islamistes. Ils ne voulaient pas faire entrer notre aide alimentaire. Donc, dans une perspective strictement humanitaire, nous essayons de faire rentrer des denrées alimentaires en Somalie pour aider le plus de personnes possible. Nous aidons aussi des Somaliens dans le camp de Dadaab au Kenya, comme le font les Kenyans, les Européens et les Djiboutiens.

Concernant le dialogue, évidemment les Etats-Unis ne refuseront jamais le dialogue. Mais cela ne devrait pas être un dialogue avec nous, mais avec le GFT (les autorités somaliennes).

Le Kenya doit également faire face à une menace pour sa sécurité à Lamu et dans le camps de Dabaab et Labore. Mais ils ne nous ont pas consulté avant d’intervenir en Somalie.

SlateAfrique - Les Etats-Unis étaient très proches de l’ancien régime de Ravalomanana à Madagascar. Ils lui avaient d’ailleurs accordé des facilités sur l’AGOA (African Growth Opportunity Act)…

W. F. - Oui, c’est vrai parce qu’à ce moment là Madagascar était une démocratie, avec une économie de marché, une presse libre...

SlateAfrique - Ne pensez-vous pas qu’il y avait certaines dérives qui ont mené à cette crise alors que le régime était soutenu par les bailleurs de fonds, par les Etats-Unis et d’autres pays. Y a-t-il une responsabilité des Etats-Unis qui ont continué à dire que tout allait bien à Madagascar...

W. F. - Vous savez très bien comment fonctionne la diplomatie. On ne critique pas publiquement le gouvernement. Cela aurait été une stratégie diplomatique très faible. On opère discrètement, en privé. Nous discutons sur la liberté d’expression, de presse ici et avec toute l’Afrique. Selon la loi, le fait que Rajoelina ait mené un coup d’Etat avec l’aide de ses troupes militaires coupe automatiquement notre relation bilatérale. Nos liens humanitaires sont maintenus, mais tout le reste est rompu malheureusement.

SlateAfrique - Pensez-vous que la situation se soit améliorée ces derniers temps avec la signature d’une Feuille de route de sortie de crise?

W. F. - Nous l’espérons parce que cette crise dure depuis trop longtemps et les Malgaches en souffrent beaucoup, et en particulier parce qu’ils ont perdu les avantages des accords AGOA. Nous en avons conscience.

Propos recueillis par Pierre Cherruau, Fanny Roux et Philippe Randrianarimanana

 

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