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Présidentielle aux Comores: le candidat du pouvoir en tête

Le vice-président des Comores et candidat du parti au pouvoir, Mohamed Ali Soilihi, est arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle de dimanche avec 17,61% des voix, selon des résultats provisoires annoncés dans la nuit de mardi à mercredi par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). 

M. Soilihi devance Mouigni Baraka, gouverneur de l'île de la Grande-Comore qui rassemble 15,09% des voix et le colonel Azali Assoumani qui obtient 14,96% des suffrages.

Ces trois candidats sont qualifiés pour le second tour de l'élection présidentielle, le 10 avril.  

L'annonce de ces résultats, intervenue tard dans la nuit, a provoqué la colère des supporters du candidat Fahmi Said Ibrahim, arrivé en 4e position, qui bénéficiait du soutien du parti Juwa (Soleil) de l'ex-président Ahmed Abdallah Sambi et qui faisait partie des favoris.

Plusieurs dizaines de ses partisans s'étaient rassemblés dans la soirée devant le QG du candidat pour dénoncer une tentative de fraude qui a conduit à l'élimination de leur candidat, avant d'être dispersés par les forces de l'ordre.

La mission d'observation de l'Union Africaine conduite par l'ancien président tunisien Mohamed Moncef Marzouki a noté qu' "en dehors de quelques incidents isolés, l'ensemble du scrutin s'est déroulé de manière ordonnée et paisible", appelant "l'ensemble des acteurs politiques à garder (leur) calme et à respecter les résultats de cette première étape des élections".

 La mission a néanmoins déploré le "climat de méfiance des acteurs politiques à l'égard de la Ceni" qui a eu pour effet "d'amoindrir [son] efficacité".       

 Vingt-cinq candidats - parmi lesquels une seule femme arrivée en 20e position - étaient en compétition pour ce scrutin présidentiel. Tous étaient originaires de l'île de la Grande-Comore, selon la règle de la présidence tournante entre les trois îles de l'Union des Comores. 

La Constitution de 2001 établit un système de présidence tournante entre les trois îles qui composent l'Union (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli). Un mécanisme qui a stabilisé l'archipel, secoué par des crises séparatistes et plusieurs coups d'Etat, dont le dernier remonte à 1999.

Après la Grande-Comore (2002-2006), Anjouan (2006-2011), et Mohéli (2011-2016), la présidence revient à nouveau à la Grande-Comore jusqu'en 2021.

Dimanche, seuls les électeurs de la Grande-Comore étaient appelés aux urnes pour le premier tour de la présidentielle. Au second tour, l'ensemble du corps électoral du pays sera convoqué pour élire le locataire du palais présidentiel Beit-Salam.

La présidentielle était couplée avec l'élection des gouverneurs des îles.   

AFP

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