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RDC: appel

Une coalition d'opposants au président congolais Joseph Kabila a appelé mercredi à une grève générale le 16 février dans toute la République démocratique du Congo pour adresser un "avertissement" au chef de l'État, qu'ils accusent de vouloir violer la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

Ce jour-là, "chacun de nous est appelé à se mobiliser pour lancer un sérieux avertissement à Monsieur Joseph Kabila et à tous ceux qui sont tentés par la violation de notre Constitution pour rester au pouvoir à vie", peut-on lire dans l'"appel au peuple" publié par ces opposants. 

"Nous sommes appelés à rester à la maison, à ne pas aller au travail et à ne pas envoyer nos enfants à l'école", ajoute ce texte signé par les représentants de la Dynamique de l'opposition, regroupement de dizaines de partis et d'organisations de la société civile autour de deux des principales formation de l'opposition au Parlement, et du Groupe des 7 (G7), coalition de partis ayant quitté la majorité en septembre.

L'opposition dans son ensemble accuse depuis des mois M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, et dont le mandat s'achève en décembre, de chercher à tout faire pour contourner l'interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter, afin de se maintenir en place.

Alors que la tenue d'une présidentielle en 2016 semble chaque jour plus improbable, M. Kabila a proposé en novembre la tenue d'un "dialogue national" en vue d'"élections apaisées" (mais retardées) qui tarde à se concrétiser, et que la majeure partie de l'opposition a dénoncé comme un "piège".

Si le président entretient le mystère sur ses intentions, plusieurs responsables de la majorité, arguant d'un manque de ressources financières et logistiques de l'État, plaident pour une transition politique de deux à quatre ans qui permettrait au pays d'organiser des élections "crédibles".

Le 16 février marque l'anniversaire de la répression meurtrière de la "marche des chrétiens" de 1992 partie des églises catholiques de Kinshasa après la messe dominicale pour tenter d'arracher la démocratie au dictateur Mobutu Sese Seko.

En novembre, l'Église catholique avait annoncé son intention d'organiser des marches mémorielles le 16 février dans tout le pays mais a fini par y renoncer en janvier en disant craindre une "récupération" politique.

Avant cela, des responsables du G7 et de la Dynamique de l'opposition avaient annoncé leur intention de se joindre aux marches projetées par l'épiscopat.

La majorité, elle, a annoncé son intention de manifester le 16 février dans tout le pays à la mémoire des morts de 1992.

AFP

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