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Soudan du Sud: des civils continuent

Des civils meurent de faim au Soudan du Sud pendant que les belligérants continuent de bafouer l'accord de paix signé en août, a déclaré le chef d'un groupe d'observateurs internationaux, qui s'est dit "effaré" par la situation humanitaire après deux ans de guerre civile.

"Je suis effaré qu'on ait permis à la situation de dégénérer autant et je continue à vous demander, vous les dirigeants du Soudan du Sud, de faire tout votre possible pour que l'effort humanitaire atteigne ses objectifs", a déclaré l'ancien président botswanais Festus Mogae.

M. Mogae dirige la Commission de surveillance et d'évaluation (JMEC) de l'accord conclu le 26 août dernier entre le chef de l'État Salva Kiir et son ancien vice-président et rival Riek Machar pour mettre fin à la guerre civile.

"On m'a dit ce matin qu'une des équipes d'observateurs, qui a récemment visité Mundri, a trouvé là-bas des gens mourant de faim", a-t-il ajouté dans un discours lu devant les délégués du gouvernement et de la rébellion réunis à Juba, la capitale, pour tenter de s'accorder sur la formation d'un gouvernement d'union nationale.

Les belligérants n'ont pas réussi à former ce gouvernement à la date prévue du 22 janvier, les rebelles de M. Machar estimant que le président Kiir avait compromis un pilier fondamental de l'accord de partage du pouvoir en triplant unilatéralement le nombre d'États régionaux.

La région agricole de Mundri dans la province d'Equateur-occidental, dans le sud-ouest du Soudan du Sud, près de la frontière de l'Ouganda et de la République démocratique du Congo, avait été plutôt épargnée par la guerre. Mais des combats y ont éclaté ces dernières semaines, forçant plusieurs milliers de civils à fuir la zone, selon l'ONU.

"Chaque jour que je passe ici, je pense aux enfants que j'ai croisés, qui grandissent sans avoir la chance de recevoir une éducation, ni d'améliorer leurs vies sans que ce soit de leur faute", a ajouté M. Mogae. "Quand l'indépendance fera-t-elle une différence pour ces gens?"

L'accord du 26 août est censé mettre fin à deux ans d'une terrible guerre civile qui a vu les deux parties se livrer à d'innombrables atrocités. Mais les combats n'ont jamais cessé et les belligérants s'accusent mutuellement de ne pas remplir leurs engagements.

Devenu indépendant en juillet 2011, sur les ruines de décennies de conflit avec Khartoum, le Soudan du Sud a replongé dans la guerre le 15 décembre 2013, quand des combats ont éclaté au sein de l'armée nationale, minée par des dissensions politico-ethniques alimentées par la rivalité à la tête du régime entre MM. Kiir et Machar.

AFP

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