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"Saccages et pillages" dans le Grand Tunis, 16 arrestations

Seize personnes ont été interpellées dans la nuit à la suite de "saccages et pillages" dans un quartier populaire du Grand Tunis, en marge de la vague de contestation sociale en cours en Tunisie, ont affirmé vendredi matin les autorités.

"A la suite d'actes de saccages et de pillages de commerces et de banques à Cité Ettadhamen", un quartier populaire du nord-ouest de l'agglomération, les forces de l'ordre "ont arrêté 16 personnes", a déclaré un haut responsable de la Garde nationale (gendarmerie), Khalifa Chibani, sur Mosaïque FM. 

Selon lui, des heurts ont opposé "jusqu'à 05H00 du matin des unités de la Garde nationale à des personnes cagoulées".

En début de matinée, une journaliste de l'AFP sur place a pu constater que deux magasins d'électroménager ainsi qu'une agence bancaire avaient été saccagés sur l'avenue principale du quartier. Un abri de police a également été brûlé.

Des témoins ont également évoqué l'½uvre "de casseurs".

Interrogé par l'AFP, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Walid Louguini, a confirmé les arrestations et dénoncé une "tentative de la part de criminels de profiter de la situation".

"Nous sommes avec les manifestants pacifiques, mais les autres actes, les violences contre les biens publics et privés seront sévèrement punis", a-t-il prévenu.

La Tunisie connaît depuis le début de la semaine un mouvement de contestation sociale, parti de la région défavorisée de Kasserine (centre) pour se propager à d'autres gouvernorats du pays.

Des accrochages ont eu lieu dans plusieurs villes entre manifestants et forces de l'ordre, qui ont notamment répliqué aux jets de pierre par des tirs de gaz lacrymogène.

Au moins "trois postes de police ont été attaqués" au cours des dernières 24 heures et 42 membres des forces de l'ordre blessés, selon le ministère de l'Intérieur.

Selon M. Louguini, la situation était "plutôt calme" vendredi matin.

Comme les jours précédents, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées en milieu de matinée devant le gouvernorat de Kasserine pour demander une réponse à leurs revendications, sous une présence sécuritaire moins visible que la veille, d'après une journaliste de l'AFP.

Des jeunes, qui ont passé la nuit dans une salle de réunion située en face du bâtiment, ont exprimé leur détermination à poursuivre leur mouvement de contestation.

AFP

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