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Nouvelles accusations d'abus sexuels en Centrafrique: "les sanctions seront fortes"

Le chef de la mission des Nations unies à Bangui (Minusca), le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga, a promis mercredi des "sanctions fortes " lorsque les responsabilités seront établies dans les nouvelles allégations d'abus sexuels commis par des Casques bleus et des forces internationales.

Les victimes présumées sont quatre fillettes soumises à des "abus sexuels et une exploitation sexuelle" à Bangui, qui ont été interrogées par des enquêteurs de l'Unicef, le Fonds des Nations unies pour l'enfance, avait annoncé mardi soir un porte-parole de l'ONU à New York.

"Nous sommes venus dans ce pays pour aider une population qui est déjà meurtrie. Il est absolument inacceptable qu'un seul, un seul soldat du maintien de la paix soit impliqué dans ces actes horribles", s'est indigné mercredi Parfait Onanga-Anyanga, lors d'un point presse à Bangui.

"Dans le doute, nous prenons le parti des victimes", a-t-il ajouté, assurant que "les sanctions seront fortes dès que les responsabilités seront établies".

L'ONU a annoncé avoir ouvert une enquête visant les Casques bleus de trois pays participant à la Minusca, sans préciser de quels contingents il s'agissait ni combien d'hommes étaient impliqués. Mais selon des sources à l'ONU, il s'agit de soldats du Maroc, du Gabon et d'Egypte.

La Minusca a indiqué par ailleurs dans un communiqué mardi soir que des "forces internationales" à Bangui font également l'objet d'une enquête.

Interrogé sur les "forces internationales" visées, M. Onanga-Anyanga s'est contenté d'une réponse vague: "Les allégations semblent indiquer que les forces impliquées ne sont pas seulement des forces de la Minusca, et je travaillerai avec tous les partenaires ici en Centrafrique pour établir l'étendue de la responsabilité" de chacun.

Contacté au téléphone par l'AFP, un officier de la force française, seule armée étrangère déployée aux côtés de la Minusca en Centrafrique, a affirmé n'avoir "connaissance d'aucun nouveau cas impliquant la force Sangaris". 

"L'affaire dans laquelle sont impliquées des troupes Sangaris est différente (...) et elle est actuellement traitée à Paris", a précisé cette source en référence au récent scandale retentissant de viols d'enfants impliquant des soldats français déployés sous commandement français en RCA.

La justice française a entendu début décembre quatre militaires français sur des soupçons de viols d'enfants commis en 2013 et 2014. En tout, quatorze soldats français étaient mis en cause, de même que des militaires de Guinée équatoriale et du Tchad.

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