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Guinée-Bissau: le nouveau Premier ministre échoue

Le Premier ministre de Guinée-Bissau Carlos Correia a échoué mercredi à obtenir une majorité au Parlement pour sa déclaration de politique générale, une partie des députés de son parti s'étant abstenus.

Sur 101 députés présents, 45 ont voté en faveur du programme, 56 députés, dont quinze du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir) se sont abstenus.

"La motion de confiance sollicitée par le Premier ministre Carlos Correia a donc été rejetée", a déclaré le président de l'Assemblée nationale après le comptage de voix.

"Les députés ont rejeté le programme que je leur ai proposé, j'accepte et j'assume. Je crois qu'ils reviendront à de meilleurs sentiments", a déclaré M. Correia, visiblement agacé.

Le Premier ministre doit donc revoir son projet de politique générale. Il dispose pour cela de quinze jours.

"En cas de second échec, il doit purement et simplement démissionner", a affirmé à l'AFP Suleimane Cassama juriste et analyste politique, une hypothèse qui pourrait ouvrir une nouvelle crise "aux conséquences imprévisibles", selon les observateurs.

Tension et agressions verbales ont agité l'hémicycle depuis le début des travaux lundi entre un groupe de députés dissidents du PAIGC, soutenus par le Parti de la rénovation sociale (PRS, 41 siège), principale force d'opposition, et la majorité du parti.

La séance a été plusieurs fois interrompue par le président de l'Assemblée.

"Le PRS reste ouvert au dialogue. Nous sommes toujours disposés à négocier avec le PAIGC pour l'intérêt national", a pour sa part déclaré le chef du groupe parlementaire de ce parti, Certorio Biote.

La Guinée-Bissau a connu plus d'un mois de blocage politique après le limogeage, le 12 août, du Premier ministre Domingos Simoes Pereira par le président José Mario Vaz, élu en mai 2014. 

Cette ex-colonie portugaise d'1,6 million d'habitants a connu de nombreuses tentatives de coups d'État, réussies ou manquées, dans lesquels les militaires ont généralement joué un rôle prépondérant.

Pendant des années, l'instabilité politique et la pauvreté y ont facilité l'implantation de narcotrafiquants, sous la protection présumée de hauts responsables de l'armée.

AFP

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