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Niger: l'opposant Hama Amadou "entendu" par des enquêteurs en lien avec le coup d'Etat

L'opposant Hama Amadou, candidat à la présidentielle de 2016 au Niger, a été "entendu lundi" depuis sa cellule en prison, par des enquêteurs dans le cadre du coup d'Etat déjoué, a dénoncé mercredi son parti. 

"Des enquêteurs sont envoyés (...) à Filingué (au nord-est de la capitale) pour établir un lien entre l'illustre détenu et les allégations (de putsch) du président de la république", selon un communiqué du Mouvement démocratique nigérien (Moden) lu sur des télévisions locales.

Incarcéré depuis le 14 novembre à Filingué pour son implication dans un présumé trafic international de bébés, Hama Amadou a été "entendu lundi par des enquêteurs", a confirmé à l'AFP un député de son parti. 

"Le Moden et son président Hama Amadou (...) ne sont pas si stupides pour commanditer un putsch (....) contre un régime qu'ils sont convaincus de déposer démocratiquement par les urnes", souligne le communiqué du Moden. 

Le président Mahamadou Issoufou qui brigue un second mandat lors de la présidentielle de 2016, a affirmé jeudi dernier qu'une tentative de coup d'Etat contre son régime a été déjoué, justifiant une vague d'arrestations de militaires à travers le pays. 

L'opposition avait alors émis de "grandes réserves". Le président "ne nous a donné aucune preuve. Nous sommes dans l'incertitude", avait affirmé à l'AFP un opposant et candidat à la présidentielle de février, Amadou Boubacar Cissé. 

Neuf officiers de l'armée "responsables" du coup de force déjoué ont été arrêtés, selon le ministre de l'Intérieur, Hassoumi Massaoudou, ajoutant que l'enquête a été confiée à la gendarmerie. 

Opposant au président Issoufou, Hama Amadou a été arrêté le 14 novembre dès sa descente d'avion à Niamey à son retour au Niger après un an d'exil en France. Il avait quitté le Niger fin août 2014 après que les députés eurent autorisé son audition par la justice dans l'affaire du trafic de bébés. 

Il a toujours dénoncé un "dossier politique" alors que le gouvernement parle d'un "dossier de droit commun". 

Sa demande de liberté provisoire ayant été jugée "irrecevable" par la Cour de cassation, ses avocats ont introduit une autre demande auprès de la Cour d'Appel de Niamey. 

Dans un communiqué, l'opposition a "exigé" la semaine dernière "la libération immédiate et sans conditions" de Hama Amadou, "un prisonnier politique", "détenu arbitrairement". 

AFP

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