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Mandat d'amener: l'Ivoirien Soro dénonce un "outrage" de la juge française

Le président de l'Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro a dénoncé l'"outrage" fait à la Cote d'Ivoire par la juge française ayant récemment délivré un mandat d'amener contre lui dans le cadre d'une plainte instruite en France.

S'exprimant devant les députés en clôture de la 2e session parlementaire 2015, il a également qualifié de "chimères" l'affaire des "écoutes téléphoniques" avec le Burkina Faso. 

"C'est incompréhensible et relève de l'abus de pouvoir (...) C'est un outrage fait à la représentation nationale, à notre institution, à notre nation", a déclaré M. Soro.

L'ex-Premier ministre a été visé lors de son passage à Paris début décembre pour la COP21 par un mandat d'amener de la juge d'instruction parisienne Sabine Khéris dans le cadre de la plainte déposée en 2012 par Michel Gbagbo, fils de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, pour "enlèvement, séquestration et traitement dégradant et inhumain".

Accusé d'"attentat ou complot contre l'autorité de l'Etat" par la justice ivoirienne, Michel Gbagbo,a été capturé avec son père le 11 avril 2011 et remis en liberté provisoire en juillet 2013. 

Parallèlement, M. Soro est sous le feu des projecteurs en raison d'un enregistrement téléphonique non authentifié mais largement diffusé dans la presse où il parlerait avec un proche du président burkinabè déchu Blaise Compaoré du putsch manqué de septembre au Burkina Faso.

"La spirale, l'emballement et l'affolement médiatique sans précédent contre ma personne méritent des clarifications après le passage de cette tempête inouïe", a-t-il dit aux députés.

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