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Ouverture du festival de cinéma de Carthage sous haute surveillance

Les 26e Journées cinématographiques de Carthage (JCC), qui se veulent une vitrine du film engagé d'Afrique et du monde arabe, ont débuté samedi soir sous haute surveillance, la Tunisie étant ciblée par la mouvance jihadiste extrémiste.

"Le cinéma est le déchirement du voile des ténèbres et est le garant de la plus grande victoire contre le terrorisme", a lancé Ibrahim Letaief, directeur de ce festival né il y 49 ans.

A travers cette manifestation, le directeur veut manifester "le refus de cette dictature obscurantiste qui s'installe petit à petit".

Nous voulons "ancrer les journées cinématographiques de Carthage dans leur territoire arabo-africain tout en maintenant l'ouverture sur les cinématographies du monde, celles qui partagent notre souci d'indépendance et d'expression culturelle", avait-il dit à l'AFP avant la cérémonie d'ouverture.

Cette 26e édition "est l'antidote contre la violence. La création est le meilleur moyen pour marquer notre attachement à la vie et notre combat contre ces gens qui veulent détruire même les principes les plus élémentaires de la vie", a indiqué de son côté à l'AFP la ministre tunisienne de la Culture, Latifa Lakhdar.

"Nous avons pris les mesures nécessaires pour garantir au maximum la sécurité parce que cet évènement représente la joie des Tunisiens et de nos invités", a assuré dans une brève déclaration à l'AFP le ministre de l'Intérieur Najem Gharsalli.

Sous une haute surveillance sécuritaire, les invités du JCC, des cinéastes africains et européens, des hommes politiques ainsi que des vedettes du cinéma arabe, ont défilé en tenue de soirée sur le tapis rouge avant d'accéder à "La Bonbonnière", ancien théâtre de Tunis aménagée pour cette manifestation devenue désormais annuelle.

Réservée aux réalisateurs arabes et africains, la compétition officielle compte 81 films dont 17 longs métrages, 13 courts métrages et 16 documentaires en lice pour le premier prix, le "Tanit d'or" du nom d'une déesse carthaginoise.

Jusqu'au 28 novembre, 350 films du monde entier seront proposés aux cinéphiles.

Cette 26e édition intervient après une succession d'attaques jihadistes dans le pays ayant visé des touristes ainsi que des policiers et des militaires.

AFP

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