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L'Afrique solidaire de la France, appelle

Plusieurs pays d'Afrique, dont certains eux-mêmes frappés par l'extrémisme islamiste, ont exprimé samedi leur solidarité avec la France après les attentats de Paris qui ont fait au moins 128 morts et appelé à renforcer la coopération contre le terrorisme.

Les réactions les plus fortes sont venues du Nigeria et du Kenya, victimes respectivement des shebab somaliens et du groupe Boko Haram.

Le président nigérian Muhammadu Buhari "a été très choqué et profondément attristé en apprenant que des innocents avaient été victimes d'attentats terroristes haineux et lâches", a rapporté un communiqué de ses services.

M. Buhari "condamne les attentats barbares qui représentent une insulte inacceptable à toutes les valeurs humaines et aux normes de la civilisation".

Il a appelé "toutes les nations éprises de paix dans le monde à intensifier la coopération multilatérale et la collaboration au niveau de l'action pour mettre rapidement fin au fléau du terrorisme international".

Le Nigeria affronte depuis six ans les islamistes armés de Boko Haram dont l'insurrection a fait quelque 17.000 morts.

Au Kenya, le président kényan Uhuru Kenyatta a déclaré que "le peuple et le gouvernement du Kenya se tiennent au côté de la France en ce moment où notre humanité commune a été attaquée".

"Les Français ont rendu célèbre l'appel +Liberté, Egalité, Fraternité+ qui reflète les valeurs communes que les Kényans partagent avec eux et qui sont attaqués par les terroristes, à Paris et à travers le monde", souligne M. Kenyatta.

"Ces ennemis de l'humanité (...) tentent de justifier le meurtre d'innocents par une foi pervertie, ils rejettent l'acceptation de la diversité des croyances et des cultures dans une humanité commune, préférant une identification étroite, intolérante et haineuse", a-t-il lancé.

Depuis que son armée est entrée en octobre 2011 en Somalie pour combattre les shebab, le Kenya a été le théâtre régulier d'attaques, dont plusieurs de grande ampleur: centre commercial Westgate de Nairobi (au moins 67 morts), localités de la région côtière de Lamu (une centaine de morts) et Université de Garissa (148 morts).

Ailleurs en Afrique de l'Est, le Premier ministre de l'île Maurice, Aneerood Jugnauth, a également condamné "le plus sévèrement possible cet acte terroriste". 

"Le combat contre le terrorisme doit continuer", a-t-il affirmé à l'AFP, en exprimant sa "solidarité avec le gouvernement français et la population française".

En Afrique de l'Ouest, le président guinéen Alpha Condé "condamne fermement cet ignoble attentat terroriste" et souligne que "notre commune adhésion à une lutte sans merci contre le terrorisme doit être sans cesse renouvelée et renforcée pour le triomphe d'un monde de paix, de liberté et de tolérance".

"Profondément indigné", le président sénégalais Macky Sall a exprimé ses "sentiments de profonde compassion et de solidarité", en condamnant "très fermement ces actes barbares qui s'attaquent, au-delà de la France et du peuple français, à notre humanité commune".

Le président malien Ibrahim Boubacar Keita a également condamné "avec la dernière vigueur le terrorisme aveugle et odieux qui a frappé la France et exprimé "sa solidarité et sa sympathie au président François Hollande et au peuple français qui sauront vaincre le terrorisme", dans des messages sur Twitter.

Egalement sur Twitter, le président du Gabon Ali Bongo a exprimé "toute (sa) solidarité au peuple français touché une nouvelle fois par des attaques terroristes abjectes". "Face à l'horreur de ces actes qui touchent la France, ce sont tous les peuples libres du monde qui sont visés", a ajouté le président gabonais.

AFP

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