mis à jour le

L'Angola célèbre ses 40 ans d'indépendance malgré les critiques

Le président angolais José Eduardo dos Santos a insisté, à l'occasion du 40e anniversaire de l'indépendance de l'Angola, sur "le respect des droits de l'Homme et des libertés fondamentales", alors que son pays est pointé du doigt par des ONG de défense des droits de l'Homme.

"La politique est à la peine", a reconnu José Eduardo dos Santos, qui dirige d'une main de fer cette ancienne colonie portugaise sans discontinuer depuis 36 ans.

Le président dos Santos, 73 ans, a promis de garantir "le respect des Droits de l'Homme et des libertés fondamentales (ainsi que) le droit de prendre part aux activités politiques et d'association". 

"Nous devons continuer d'utiliser l'énergie et le dynamisme de la jeunesse comme effet de levier pour  bâtir une nation plus prospère, heureuse et juste", a-t-il encore lancé, laissant sceptiques les organisations de défense de la démocratie et des droits de l'Homme.

"Ceux qui ont défié le gouvernement ces dernières années ont été victimes d'assassinats, de disparitions, d'arrestations arbitraires et de torture", a accusé l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International dans un communiqué publié à l'occasion de l'anniversaire de l'indépendance.

Actuellement, quinze jeunes gens sont en détention à Luanda depuis juin sans avoir été jugés, accusés de "rébellion" pour avoir pris part à une manifestation anti-Dos Santos.

Fin mai, le journaliste et militant des droits de l'homme Rafael Marques de Morais a été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir diffamé des généraux.

"Le climat politique en Angola est clairement devenu plus malsain et paranoïaque au cours de cette année", a déclaré pour sa part Jeffery Smith, du Centre américain Robert F. Kennedy pour les droits de l'Homme.

M. Dos Santos inaugurait mercredi un nouveau parlement à l'occasion de la fête nationale. 

Selon des membres de l'opposition, l'édifice a coûté 185 millions de dollars. Un budget qui fait grincer quelques dents alors que plus de la moitié de la population vit avec moins de 2 dollars par jour.

Pour sortir de la dépendance de l'économie pétrolière, première ressource du pays, le chef de l'Etat s'est par ailleurs prononcé en faveur d'une "accélération  de la diversification économique", promettant dans le même souffle de "réduire la pauvreté".

Le pays, deuxième producteur de pétrole d'Afrique subit de plein fouet la chute des prix des matières premières. Le pays porte encore les stigmates de la guerre civile longue de 27 ans, qui n'a pris fin qu'en 2002.

Plusieurs milliers d'invités, des chefs d'Etat de la région dont le Sud-Africain Jacob Zuma, ont assisté au défilé civil puis militaire dans la baie de Luanda. 

AFP

Ses derniers articles: CAN-Féminine 2016: le Nigeria douche les espoirs des Lionnes du Cameroun  L'Algérie déplore la faiblesse du commerce interafricain  Génocide: la peine du premier Rwandais condamné en France confirmée en appel 

critiques

AFP

Elections municipales au Mali: fin de campagne sur fond de critiques

Elections municipales au Mali: fin de campagne sur fond de critiques

AFP

Afrique du Sud: Zuma sous le feu des critiques après son revers devant la justice

Afrique du Sud: Zuma sous le feu des critiques après son revers devant la justice

AFP

Libye: les critiques d'Obama contre Cameron et Sarkozy

Libye: les critiques d'Obama contre Cameron et Sarkozy