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Bernardino Léon le médiateur de l'ONU pour la paix en Libye, le 11 août 2015. Crédit photo: REUTERS/Pierre Albouy
Bernardino Léon le médiateur de l'ONU pour la paix en Libye, le 11 août 2015. Crédit photo: REUTERS/Pierre Albouy

Le médiateur de l'ONU en Libye s'est vu offrir un poste par les Emirats arabes unis

Bernardino Léon, médiateur pour la paix en Libye, a négocié un poste diplomatique avec les EAU qui soutiennent un camp dans la guerre civile libyenne.

C'est un scandale qui ne va pas faire remonter le crédit de l'ONU en Libye. Selon le quotidien britannique The Guardian, le médiateur des Nations unies pour la paix en Libye, qui travaille à l'obtention d'un accord de paix entre les différents bélligérants pour mettre fin à la guerre civile, s'est vu offrir un poste rémunéré à hauteur de 35.000 dollars par mois - qu'il a accepté - par les Emirats arabes unis (EAU). 

Une révélation très gênante pour Bernardino Léon, puisque l'Etat du Golfe est très actif sur le terrain en Libye en soutenant activement l'un des camps qui s'affrontent dans la guerre civile. «Bernardino Léon, le médiateur pour la paix en Libye (...) s'est vu offrir en juin un poste de directeur général de l'académie diplomatique des Emirats arabes unis», rapporte The Guardian.

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Bernardino Léon doit quitter son poste à l'ONU vendredi 6 novembre, mais The Guardian précise qu'il a négocié avec les EAU pendant l'été pour obtenir ce poste. Ce qui a pu conduire à un conflit d'intérêt dans ses prises de décisions comme médiateur de la paix pour l'ONU en Libye. Il a cependant répondu par email aux accusations du journal britannique. 

«La seule défense que je peux avancer face à ces attaques est mon travail. Comme je l'ai dit précédemment, lisez mes propositions, l'accord trouvé et les propositions du gouvernement [libyen]. Cela a été considéré par les Libyens des deux camps comme une proposition équitable», a écrit Bernardino Leon.

Des analystes affirment que la guerre civile a été attisée par des puissances étrangères. L'Egypte et les EAU «utilisent le pays comme un champs de bataille pour mener la guerre aux Islamistes qui sont soutenus par la Turquie et le Qatar», note The Guardian.

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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