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Tanzanie: le nouveau président tanzanien appelle

Le nouveau président tanzanien John Magufuli a remercié vendredi ses concitoyens de l'avoir choisi et a appelé à l'unité nationale alors que le résultat des élections est toujours contesté par l'opposition.

"Laissez-moi exprimer ma profonde gratitude à tous les Tanzaniens, aux partisans du CCM (le parti au pouvoir, ndlr), de l'opposition et à ceux qui n'ont aucune affiliation politique", a déclaré M. Magufuli lors de son premier discours public depuis la proclamation officielle de son élection jeudi.

"Je promets de remplir mes engagements de campagne, mais nous devons travailler ensemble. Faisons tout notre possible pour garantir la paix et l'unité nationale", a-t-il ajouté.

Candidat du parti Chama Cha Mapinduzi (CCM) au pouvoir, M. Magufuli a obtenu 58,46% des voix et largement devancé son principal rival Edward Lowassa (39,97%), membre du Chadema (Parti pour la démocratie et le développement), le premier parti d'opposition, selon les chiffres du scrutin de dimanche dernier communiqués par la Commission électorale nationale.

Mais M. Lowassa, qui avait fait défection du parti au pouvoir en juillet pour rejoindre le Chadema, a refusé d'accepter ces résultats et revendiqué la victoire, accusant la NEC d'avoir falsifié les chiffres.

M. Magufuli, ministre des Travaux publics dans le gouvernement sortant et qui fêtait son 56e anniversaire jeudi, prêtera serment le 5 novembre.

Il succède à l'actuel chef de l'Etat Jakaya Kikwete, qui a estimé que M. Magufuli était "l'homme qu'il faut à (son) pays".

Conformément à la Constitution, le président Kikwete ne s'est pas représenté à l'issue de son second mandat. Il s'est dit "heureux" vendredi de quitter ses fonctions. 

"Pourquoi devrais-je être triste? Vous voyez, je suis tellement heureux, j'ai joué mon rôle", a-t-il déclaré avant d'enlacer son successeur.

"On m'a donné cette opportunité et pendant dix ans j'ai travaillé au mieux de mes capacités pour construire notre nation", a-t-il ajouté. "Le temps est maintenant venu de laisser mon pays pacifiquement aux mains de son prochain leader."

Le choix de M. Kikwete de ne pas se représenter contraste avec celui de plusieurs de ses pairs sur le continent, qui tentent de modifier la Constitution de leur pays pour se maintenir au pouvoir.

AFP

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