mis à jour le

Afrique du Sud: 30 étudiants arrêtés lors de heurts avec la police

Trente étudiants ont été arrêtés lors des heurts avec la police devant le Parlement sud-africain au Cap, a indiqué la police jeudi, alors que le président sud-africain Jacob Zuma rencontrera vendredi des représentants du mouvement estudiantin.

"Jusqu'à présent, 30 étudiants ont été arrêtés à propos de l'incident qui s'est produit devant le parlement (mercredi). Ils vont probablement être poursuivis pour entrée illégale et violence sur la voie publique", a annoncé la police dans un communiqué.

Mercredi, un groupe d'étudiants, qui protestaient contre l'augmentation des frais de scolarité, a réussi à s'introduire dans l'enceinte du Parlement pourtant protégée par un important cordon policier, tandis que d'autres lançaient des bouteilles sur les forces de l'ordre. La police les a dispersés à coups de grenades assourdissantes notamment.

"La manière dont des étudiants sont entrés en force  au parlement au Cap et les dégâts causés apparemment sur un véhicule sont inquiétants. Le comportement de ces étudiants est inacceptable et ne devrait en aucun cas être cautionné", a estimé la police. "Nous sommes satisfaits de la façon dont la situation a été gérée par la police à l'extérieur du parlement, en dépit des provocations constantes des étudiants", s'est satisfait la police.

Dans un geste d'apaisement, la présidence sud-africaine a de son côté annoncé jeudi que Jacob Zuma rencontrera, vendredi à Pretoria, "des responsables des universités et des représentants des étudiants (...) pour discuter de l'impasse provoquée par l'augmentation des frais de scolarité".

"Il est important que nous travaillions ensemble pour trouver des solutions. Tout le monde s'entend à reconnaître que les étudiants issus de milieux pauvres rencontrent des difficultés financières et pourraient être exclus" de l'université, a ajouté le président. Mais "toutes les parties doivent discuter d'une manière qui nous permettra de trouver une solution", a-t-il insisté.

L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a appelé la police à "faire preuve de retenue face aux étudiants", dénonçant l'usage de gaz lacrymogène, grenades assourdissantes et balles plastique contre les étudiants au Cap et à Port Elizabeth (sud-est) mercredi.

"Les étudiants ont le droit d'exprimer leurs doléances de façon pacifique et la police doit respecter leur droit", a déclaré Deprose Muchena, directeur d'Amnesty International pour l'Afrique australe.

Le mouvement estudiantin, qui a débuté la semaine dernière, a pris de l'ampleur mercredi s'étendant à l'ensemble de l'Afrique du Sud. Il se poursuivait jeudi avec des rassemblements dans plusieurs universités.

 

AFP

Ses derniers articles: Cameroun: 10 ans de prison ferme pour le journaliste de RFI Ahmed Abba  La RDC présente une vidéo estimée être celle du meurtre d'experts de l'ONU  Maroc: une journaliste suspendue pour avoir utilisé l'expression "Sahara occidental" 

Afrique

AFP

Afrique du Sud: une peinture montre Zuma en train de violer Mandela

Afrique du Sud: une peinture montre Zuma en train de violer Mandela

AFP

Afrique du Sud: 20 écoliers tués dans un accident de bus

Afrique du Sud: 20 écoliers tués dans un accident de bus

AFP

Afrique du Sud: lancement d'un mouvement contre le président Zuma

Afrique du Sud: lancement d'un mouvement contre le président Zuma

étudiants

AFP

Niger : Issoufou a rencontré les dirigeants des étudiants mécontents

Niger : Issoufou a rencontré les dirigeants des étudiants mécontents

AFP

Tchad: 69 étudiants condamnés pour "outrage

Tchad: 69 étudiants condamnés pour "outrage

AFP

AFS: nouveaux heurts violents entre policiers et étudiants

AFS: nouveaux heurts violents entre policiers et étudiants

heurts

AFP

RDC: un policier et trois civils tués dans des heurts

RDC: un policier et trois civils tués dans des heurts

AFP

RDC: 8 blessés dans des heurts entre une secte et la police

RDC: 8 blessés dans des heurts entre une secte et la police

AFP

Tunisie: nouveaux heurts entre police et manifestants

Tunisie: nouveaux heurts entre police et manifestants