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Référendum au Congo: un chef d'opposition appelle

Un des chefs de l'opposition au référendum constitutionnel devant avoir lieu dimanche au Congo a souhaité mardi une "insurrection pacifique populaire" pour empêcher la tenue de cette consultation, qui pourrait permettre au président Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016.

"Nous voulons arriver à [...] une insurrection pacifique populaire", a déclaré à l'AFP Pascal Tsaty Mabiala, secrétaire général de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), le premier parti de l'opposition congolaise, après une journée marquée par des violences à Brazzaville qui ont fait au moins six blessés graves.

"Notre but est de ne pas permettre à M. Sassou d'organiser ce référendum", a ajouté M. Tsaty Mabiala, joint par téléphone.

M. Mabiala est l'un des principaux animateurs du Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad), plate-forme d'opposition qui, avec l'Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) avait appelé à partir de mardi à la "désobéissance civile".

Dans la matinée, la présidence de la République avait diffusé sur les ondes et par voie de presse un message indiquant que la journée n'était pas fériée, que tout le monde devait travailler "normalement" et que les rassemblements étaient en conséquence "interdits" alors que Frocad et IDC comptaient manifester dans l'après-midi dans la capitale.

Dans les quartiers sud et ouest de Brazzaville, des heurts ont opposé la police à des jeunes en colère ayant incendié des pneus et dressé des barricades. Six personnes au moins ont été gravement blessées par balles et deux autres par des éclats de grenades lacrymogènes.

Des émeutiers ont par ailleurs incendié trois commissariats de police.

"La situation s'est militarisée", a déploré M. Tsaty Mabiala.

"Nous avons la raison de notre côté. Ils ont les armes et la violence mais il n'est pas sûr qu'ils aient les moyens de gagner ce combat à long terme", a-t-il ajouté.

"Nous regrettons les commissariats brûlés et les routes bloquées", a encore dit l'opposant, "c'est dommage que nous en soyons arrivés là".

M. Tsaty Mabiala a par ailleurs affirmé que quelques personnes avaient péri sous les balles de la police mardi.

Interrogé par la télévision France 24, le porte-parole du gouvernement congolais, Thierry Moungalla, a démenti ces allégations. "Je n'ai aucune connaissance de décès qui auraient été consécutifs aux quelques échauffourées du matin", a-t-il déclaré.

M. Moungalla s'en est pris par ailleurs à "une opposition [...] irresponsable" ayant "promis [...] une insurrection généralisée qui aurait dû aboutir d'après elle au départ du président de la République".

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