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Massacre de Marikana: la chef de la police sud-africaine suspendue

Plus de trois ans après le massacre de mineurs par la police à Marikana, le président sud-africain Jacob Zuma a suspendu mercredi la chef de la police nationale Riah Phiyega, dans l'attente des conclusions d'une enquête sur sa "capacité à occuper son poste".

Trente-quatre mineurs avaient été abattus par la police le 16 août 2012 sur le site de la mine de platine près de Rustenburg (nord), la pire fusillade policière depuis la fin de l'apartheid en 1994.

Après trois ans de travail, en juin 2015, la commission indépendante sur le massacre avait recommandé une enquête sur les capacités de Riah Phiyega à occuper son poste. Cette commission présidée par un juge indépendant avait attribué la responsabilité de ce drame essentiellement aux policiers et exonéré tous les responsables politiques. 

Mercredi, le chef de l'Etat sud-africain Jacob Zuma "a suspendu la générale Riah Phiyega dans l'attente des conclusions d'une enquête sur des allégations de faute professionnelle, sa capacité à occuper son poste et à faire son devoir efficacement", a annoncé la présidence dans un communiqué.

Riah Phiyega, dont Amnesty International avait réclamé la suspension, a été remplacée temporairement par le lieutenant-général Johannes Khomotso Phahlane, commissaire divisionnaire des services médico-légaux de la police nationale.

Riah Phiyega, qui avait affirmé que la police était en état de légitime défense à Marikana, est soupçonnée d'avoir couvert une opération mal préparée pour désarmer les grévistes porteurs d'armes blanches et qui a tourné à la catastrophe. 

Dénonçant un "manque total de contrôle et de commandement", le rapport de la commission d'enquête reproche aussi à la police sud-africaine d'avoir tenté de fuir ses responsabilités en maquillant des preuves. 

Mardi, le média sud-africain Eyewitness News a par ailleurs révélé que le chef de la police des polices, Robert McBride, avait accusé Riah Phiyega de ne pas avoir pris de mesures contre des officiers soupçonnés de corruption.

Personne n'a été poursuivi à ce jour pour la tuerie de Marikana, tandis que les familles de victimes se battent toujours pour obtenir des dommages et intérêts.

AFP

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