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Une femme palestinienne retrouve son fils, à Rafah en Egypte, le 8 octobre 2015. Crédit photo: REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa
Une femme palestinienne retrouve son fils, à Rafah en Egypte, le 8 octobre 2015. Crédit photo: REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

En Egypte, des réfugiés palestiniens vivent en marge de la société dans un camp depuis 60 ans

Ils ont fui la Palestine lors de la guerre israelo-arabe de 1948.

C'était en 1948, au début de la guerre israelo-arabe, qui verra la victoire militaire d'Israël sur une coalition composée de la Syrie, Jordanie, Egypte et de l'Irak. Des habitants de l'ex-ville palestinienne de Beersheba (aujourd'hui en Israël), située à 71km au sud-ouest de Jérusalem, avaient fui le conflit et l'avancée des troupes égyptiennes. Après plusieurs jours de marche avec leurs chameaux dans le désert, une quarantaine de réfugiés palestiniens avaient atteint la région d'Abu Kabir, dans le nord de l'Egypte. Ils s'y établirent en bâtissant un village dans une région désertique entourée d'une ceinture agricole. Une communauté palestinienne y vit toujours 67 ans après. 

Dans un long reportage sur place, le site d'informations Egyptian Streets raconte leur histoire. 

«Cette îlot palestinien est maintenant peuplé de 3.000 personnes et 400 familles toutes des descendantes d'une tribu: le clan al-Namooly. Et 77% des résidents sont des enfants. Les familles trouvent une paix morale en faisant autant d'enfants qu'elles le peuvent», écrit Egyptian Street.

À lire sur Slate.fr: «Plus Israël gratte notre terre, plus recule la paix»

Une mère de famille, qui a mit au monde dix enfants, raconte à ce sujet: «À travers nos enfants, nous trouvons les maisons que nous avons perdu, le pays que l'on pleure, et le futur que nous cherchons.»

Les habitants de ce camp de réfugié, qui n'en a pas le nom mais l'apparence, manquent de tout. Il n'y a pas d'électricité ni d'eau courante dans les rues sableuses de Faden's island. La plupart des jeunes habitants n'ont quand à eux jamais été en Palestine. Mais tous se revendiquent pleinement Palestiniens et rêvent de la mère patrie. Ils n'ont d'ailleurs pas de carte d'identité égyptienne mais seulement des documents qui servent de laisser-passer. 

Et à l'intérieur comme à l'extérieur des habitations aux murs en terre, les traditions palestiniennes perdurent. Les jours de fête, les femmes portent fièrement les vêtements traditionnels palestiniens et les adultes transmettent aux enfants les grandes dates de l'histoire de la Palestine, comme le Nabka, aussi connu comme «l'exode palestinien». 

«D'une certaine façon, ils ont créé leur propre Palestine en plein coeur de l'Egypte», résume Egyptian Streets.

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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