mis à jour le

Le Burkina rend hommage aux victimes du putsch

Deux à trois mille personnes dont le président burkinabè Michel Kafando ont assisté vendredi à Ouagadoudou aux obsèques nationales des victimes du coup d'Etat du 17 septembre dont le bilan officiel est désormais de 14 morts et 251 blessés, a constaté un journaliste de l'AFP.   

Dix cercueils recouverts du drapeau burkinabè ont été exposés lors d'une cérémonie ½cuménique, sur l'emblématique place de la Nation, rebaptisée place de la Révolution depuis la chute du président Blaise Compaoré après 27 ans au pouvoir en octobre 2014. 

Trois corps avaient déjà été inhumés par les parents et le quatrième corps, celui d'un soldat du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'unité putschiste, tué par les forces loyalistes près de Ouagadougou "sera enterré plus tard lors d'une cérémonie militaire", selon une source au sein de l'armée.

Le ministre de l'Administration territoriale, Issouf Ouattara a salué la mémoire, au nom du gouvernement, des "valeureux fils et filles tombés sur le terrain de bataille pour que notre pays retrouve la liberté, la dignité, la paix et la démocratie". 

Un deuil national de trois jours a d'ailleurs été décrété en hommage aux victimes.

Tandis que l'aumônier musulman demandait notamment "la magnanimité et l'indulgence (...) envers les éléments de l'ex-RSP", le porte-parole des familles des victimes, Patrice Bazié a lui exigé la justice.

"Le plus grand hommage que l'on puisse rendre à ces martyrs est de rendre d'abord la justice, ensuite la justice et enfin la justice", a-t-il déclaré sous les applaudissements.

Aucun "discours ne pourra soulager ni les victimes, ni les parents des victimes encore moins les ayant-droits" si les coupables ne sont pas "punis à la hauteur de leurs forfaits", a-t-il poursuivi.

Le Premier ministre Isaac Zida, ex-numéro deux du RSP, qui avait lui-même été pris en otage par les putschistes, a assuré que "le gouvernement a déjà commencé à travailler afin que la justice soit rendue" au victimes "dans toute sa rigueur". 

Le général Gilbert Diendéré, leader du putsch, et l'ancien ministre des Affaires étrangères Djibrill Bassolé ont été inculpés mardi "d'attentat à la sûreté de l'Etat" et de "haute trahison", alors qu'une vingtaine de personnes sont sous les verrous ou en garde à vue.

AFP

Ses derniers articles: CAN-Féminine 2016: le Nigeria douche les espoirs des Lionnes du Cameroun  L'Algérie déplore la faiblesse du commerce interafricain  Génocide: la peine du premier Rwandais condamné en France confirmée en appel 

Burkina

AFP

Burkina Faso: un plan de développement de 23,5 milliards d'euros

Burkina Faso: un plan de développement de 23,5 milliards d'euros

AFP

Burkina Faso: le gouvernement affirme avoir déjoué un putsch

Burkina Faso: le gouvernement affirme avoir déjoué un putsch

AFP

Le Burkina Faso inaugure sa première usine de lampes solaires

Le Burkina Faso inaugure sa première usine de lampes solaires

hommage

AFP

France-Côte d'Ivoire: minute de silence en hommage

France-Côte d'Ivoire: minute de silence en hommage

AFP

Sénégal: hommage unanime

Sénégal: hommage unanime

AFP

Le Togo rend hommage

Le Togo rend hommage

putsch

AFP

Burkina: les victimes du putsch raté de 2015 boycottent les cérémonies officielles

Burkina: les victimes du putsch raté de 2015 boycottent les cérémonies officielles

AFP

Burundi: le parquet fait appel dans le procès du putsch avorté des 13 et 14 mai

Burundi: le parquet fait appel dans le procès du putsch avorté des 13 et 14 mai

AFP

Burkina: le chef du parti de Compaoré inculpé pour son implication dans le putsch de septembre

Burkina: le chef du parti de Compaoré inculpé pour son implication dans le putsch de septembre