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Centrafrique: barricades et pillages en baisse

Les barricades érigées depuis ce week-end sur les principaux axes routiers de Bangui par des manifestants avaient été levées mercredi matin à plusieurs endroits de la capitale centrafricaine, soit par les forces internationales, soit par les protestataires eux-mêmes, a-t-on appris de sources concordantes.

De son côté, la présidente de transition, Catherine Samba Panza, qui a écourté son séjour à New-York pour l'Assemblée générale des Nations unies en raison des violences, est arrivée mardi soir au Cameroun, où elle a fait escale, a-t-on appris de source proche de la présidence.

Aux abords de l'aéroport, les Casques bleus et les soldats français de Sangaris avaient commencé à dégager les barrages qui bloquaient toute circulation dès mardi après-midi.

Mercredi, ils patrouillaient dans la ville avec des forces centrafricaines, demandant aux manifestants de dégager eux-mêmes les voies, a constaté un correspondant de l'AFP.

Ainsi, dans le quartier Ben Zvi, au centre de la ville, des soldats français ont demandé à un groupe de jeunes manifestants de pousser sur le bas-côté deux carcasses calcinées de voitures qui obstruaient le passage, ce qu'ils ont fait.

Pendant la nuit, nettement moins de pillages que les jours précédents ont été signalés. Mercredi matin, quatre stations-service ont également rouvert, pour la première fois depuis samedi et des échoppes de quartier reprenaient progressivement leur activité.

La tension restait cependant toujours aussi forte aux abords du quartier PK-5 et dans le 8e arrondissement de la capitale, selon des habitants.  

Mardi, des habitants avaient signalé l'arrivée dans Bangui de groupes d'anti-balaka venus de provinces, ces miliciens chrétiens et animistes qui, depuis les tueries de masse de 2013/2014, se sont opposés à la rébellion Séléka composée de musulmans, avant de faire la chasse aux musulmans habitants dans la capitale à la chute de la Séléka.

"Ils sont positionnés par groupes, armés de machettes, dans les rues des 8e et 5e arrondissements", avait expliqué l'un de ces habitants.

Selon lui, ces miliciens se positionnaient non loin du PK-5, le quartier commerçant de la ville qui représente le dernier bastion des musulmans restés dans Bangui.

C'est d'ailleurs l'assassinat d'un jeune conducteur musulman de moto-taxi du PK-5 qui a mis le feu aux poudres samedi, suivi de violentes représailles à coup de grenades et de fusils de la part des musulmans contre les chrétiens des quartiers avoisinants.

Les violences ont fait 36 morts et près de 30.000 déplacés, selon le Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU (HCR).

 

AFP

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