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Nigeria: risque de nouvelles violences dans le delta du Niger

Les violences pourraient reprendre dans le sud du Nigeria, une région riche en pétrole, risquant de fragiliser encore l'économie du pays qui souffre déjà de la chute des prix du brut et de la rébellion des islamistes de Boko Haram dans le nord, a alerté mardi l'ONG International Crisis Group (ICG).

D'après cette ONG spécialisée dans le règlement des conflits, le gouvernement nigérian doit vite s'attaquer aux causes profondes de la rébellion dans le delta du Niger, afin de maintenir une paix fragile dans cette région.

"Les violences dans le delta du Niger risquent de nouveau d'éclater prochainement, à moins que le gouvernement nigérian agisse rapidement pour répondre à des griefs qui fermentent depuis longtemps", souligne l'ICG dans un rapport.

"Une résurgence de la violence et des crimes liés au pétrole dans le Delta pourrait sérieusement ébranler la sécurité nationale et la stabilité économique du Nigeria, déjà affaibli par l'insurrection de Boko Haram et des revenus pétroliers en baisse", prévient l'ONG.

Cette région marécageuse du sud du Nigeria, d'où provient la grande majorité de l'or noir du premier producteur de pétrole africain, constitue l'un des grands dossiers sécuritaires du président Muhammadu Buhari, après le groupe islamiste Boko Haram dans le Nord-Est.

De 2006 à 2009, le delta du Niger a connu une vague d'attaques violentes et de prises d'otages visant le personnel et les installations des groupes pétroliers, menant à une chute importante de la production pétrolière, de 2,6 millions à un million de barils/jour. 

Le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (Mend) et d'autres groupes de la région affirmaient mener un combat en faveur d'un meilleur partage des richesses issues de l'exploitation du pétrole.

En 2009, quelque 30.000 rebelles ont accepté de déposer les armes et ont signé un accord d'amnistie comprenant notamment le paiement d'une pension et des formations.

Or, ce programme d'amnistie est censé prendre fin cette année, et les anciens rebelles ont menacé plusieurs fois de reprendre les armes si un nouvel accord n'était pas signé.

Le président Buhari, élu en mai, a nommé fin juillet un nouveau responsable à la tête du programme d'amnistie, Paul Boroh, ancien officier supérieur de l'armée nigériane et originaire de cette région.

M. Buhari "doit agir fermement mais prudemment afin d'aboutir à la réduction progressive du programme d'amnistie", en l'accompagnant de mesures d'aide au développement et à la dépollution, recommande l'ONG.

 

AFP

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