mis à jour le

Mozambique: 10 morts dans une fusillade impliquant le convoi du leader de l'opposition

Pour la seconde fois en quinze jours, le convoi du leader de l'opposition au Mozambique Afonso Dhlakama s'est retrouvé impliqué vendredi dans une fusillade qui a fait 10 morts, a annoncé samedi la police.

Le leader de l'ancienne rébellion de la Résistance nationale du Mozambique (Renamo) voyageait près d'Imchope dans le centre du pays vendredi, quand vers midi des hommes armés de son convoi de 12 véhicules ont ouvert le feu sur un taxi collectif, selon la version donnée par la police. La Renamo affirme pour sa part avoir été victime d'une "embuscade".

"D'après nos informations, il semble que le minibus se soit approché trop près du convoi, qui a cru à une attaque et a donc ouvert le feu", a affirmé à l'AFP le commandant de police Armando Mude, qui fait état de la mort du conducteur du minibus et de trois blessés parmi ses passagers.

Lorsque la police est arrivée sur place, une fusillade a éclaté et "neuf morts ont été recensés dans les rangs de la Renamo", a-t-il ajouté, précisant que chaque véhicule du convoi de la Renamo transportait pas moins de huit hommes armés.

Selon M. Mude, les survivants du convoi de la Renamo, dont Afonso Dhlakama, ont fui dans la nature et une opération de police se poursuivait dans la région. 

"Le président (de la Renamo) a été victime d'une embuscade pour la seconde fois en deux semaines", a affirmé à l'AFP le porte-parole du parti, Antonio Muchanga.

Le 12 septembre, M. Dhlakama avait réchappé à des tirs qui avaient touché son convoi. Il avait alors dénoncé une attaque ciblée du Front de libération du Mozambique (Frelimo), le parti au pouvoir, et menacé de représailles.

Ancienne rébellion dans la longue guerre civile mozambicaine (1976-1992), la Renamo s'était à l'époque alliée à l'Afrique du Sud de l'apartheid pour lutter contre le pouvoir du Frelimo marxiste.

En 2013 et en 2014, la Renamo, dont les combattants n'ont toujours pas été démobilisés, n'avait pas hésité à reprendre les armes pour asseoir ses revendications par des opérations de guérilla larvée, paralysant le centre du pays.

Afonso Dhlakama est sorti de la clandestinité à la faveur des élections présidentielle et législatives d'octobre 2014, qui ont vu son parti remporter plus d'un tiers des suffrages et entamer l'hégémonie du Frelimo, à la tête du pays depuis 1975.

La Renamo ne reconnaît pas sa défaite aux élections d'octobre 2014, ce qui ne l'empêche pas d'être revenue siéger au Parlement.

Malgré un cessez-le-feu conclu en septembre 2014 entre la Renamo et l'armée, des escarmouches continuent de se produire dans la province de Tete (centre).

 

AFP

Ses derniers articles: Ils font Lagos: comment imaginent-ils la mégapole dans 50 ans?  Nigeria: Lagos, 20 millions d'habitants et 50 ans de chaos urbain  La Zambie empêche l'entrée d'un opposant sud-africain 

fusillade

AFP

Somalie: fusillade entre garde-côtes et pirates

Somalie: fusillade entre garde-côtes et pirates

AFP

Cap-Vert: onze tués, dont huit militaires, dans une fusillade

Cap-Vert: onze tués, dont huit militaires, dans une fusillade

AFP

Somalie: explosion dans un restaurant de Mogadiscio, fusillade nourrie

Somalie: explosion dans un restaurant de Mogadiscio, fusillade nourrie

leader

AFP

Nigeria: libération d'un leader indépendantiste biafrais

Nigeria: libération d'un leader indépendantiste biafrais

AFP

Nigeria: Amnesty appelle

Nigeria: Amnesty appelle

AFP

Nigeria: un tribunal ordonne la libération d'un leader chiite

Nigeria: un tribunal ordonne la libération d'un leader chiite

morts

AFP

Somalie: au moins cinq morts dans un attentat

Somalie: au moins cinq morts dans un attentat

AFP

Libye: au moins 20 migrants morts dans un nouveau drame en Méditerranée

Libye: au moins 20 migrants morts dans un nouveau drame en Méditerranée

AFP

Somalie: 5 morts dans le premier attentat suicide de l'EI

Somalie: 5 morts dans le premier attentat suicide de l'EI