mis à jour le

Légionnaire mort

Le ministère public a requis jeudi des peines de quatre à cinq ans de prison avec sursis à l'encontre des anciens supérieurs d'un légionnaire mort d'un "coup de chaleur" lors d'un exercice dans le désert de Djibouti en 2008.

L'avocate générale, Maryvonne Caillibotte, a estimé que l'encadrement était responsable de la mort du légionnaire Matus Talas, pour "l'avoir contraint à poursuivre un effort au prix de sa vie", mais a tenu compte du fait que les accusés avaient reconnu leur responsabilité et ne représentaient aucune menace.

Les accusés encourent une peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu dans la soirée, après les plaidoiries de la défense.

Contre Médéric Bertaud, ancien chef de section et, en tant qu'officier, "le seul qui aurait pu faire cesser cette journée de calvaire", l'avocate générale a requis cinq ans d'emprisonnement, entièrement assortis du sursis. 

Elle a demandé quatre ans de prison avec sursis à l'encontre des trois autres militaires, "coupables de violences" mais qui répondaient aux ordres: l'ex-caporal roumain Petru-Sabin Suciu, présent à l'audience, le sergent chilien Omar Andrès Martinez et le caporal mexicain Wigberto Hernandez Canceco, tous deux déserteurs et jugés par contumace.

Joszef Tvarusko (alias Matus Talas, son nom de légionnaire), un Slovaque de 25 ans du 2e régiment étranger de parachutistes (REP), est mort le 5 mai 2008 au terme d'une longue journée de marche, après avoir reçu des coups et été privé d'eau en dépit de ses plaintes répétées.

Est-ce que Talas, un légionnaire mal entraîné, en léger surpoids, réputé tire-au-flanc et simulateur, est en partie responsable de sa propre mort? "Peut-être, a dit l'avocate générale. Mais ils ne lui ont donné aucune chance. N'ont jamais envisagé que ce jour-là, cela ait pu être vrai".

"Le légionnaire Talas a été tout au long de la journée victime d'un acharnement répété de tout son encadrement qui l'a contraint à poursuivre cet exercice (...) au prix de sa vie", a-t-elle asséné.

Elle a énuméré les épisodes de la journée: Talas se plaint, tombe trois fois, s'arrête, s'allonge, ne veut plus avancer. Il est poussé, tiré, frappé. Sans cesse. "Il faut qu'il avance", "c'est la mission". Cet ensemble constitue bien pour l'accusation des "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

 

AFP

Ses derniers articles: Gambie: gel des biens de Jammeh, soupçonné d'avoir détourné 50 millions USD  Maroc: une importante délégation gouvernementale visite Al-Hoceïma  Soudan du Sud: Kiir annonce un cessez-le-feu et ouvre un dialogue national 

mort

AFP

Somalie: un haut responsable limogé après la mort d'un ministre

Somalie: un haut responsable limogé après la mort d'un ministre

Politique

Somalie: le président rentre d'urgence après la mort de l'un de ses ministres

Somalie: le président rentre d'urgence après la mort de l'un de ses ministres

AFP

Attaque au Mali: un mort non identifié, neuf Casques bleus blessés

Attaque au Mali: un mort non identifié, neuf Casques bleus blessés

prison

AFP

Tunisie: deux mois de prison ferme pour un t-shirt anti-police

Tunisie: deux mois de prison ferme pour un t-shirt anti-police

AFP

Maroc: prison ferme dans l'affaire du poissonnier broyé dans une benne

Maroc: prison ferme dans l'affaire du poissonnier broyé dans une benne

AFP

Cameroun: 10 ans de prison ferme pour le journaliste de RFI Ahmed Abba

Cameroun: 10 ans de prison ferme pour le journaliste de RFI Ahmed Abba

sursis

AFP

Égypte: prison avec sursis pour l'ex-président du syndicat de la presse

Égypte: prison avec sursis pour l'ex-président du syndicat de la presse

AFP

Athlétisme: l'AMA donne un nouveau sursis au Kenya pour adopter sa législation antidopage

Athlétisme: l'AMA donne un nouveau sursis au Kenya pour adopter sa législation antidopage

AFP

Angola: le journaliste Rafael Marques condamné

Angola: le journaliste Rafael Marques condamné