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Afrique du Sud: la défense d'Oscar Pistorius remet ses arguments pour le procès en appel

La défense d'Oscar Pistorius, condamné pour la mort de sa compagne, a remis jeudi à la justice son argumentaire pour le procès en appel du champion paralympique sud-africain prévu en novembre, a-t-on appris de source judiciaire.

L'an dernier, à l'issue d'un retentissant procès fleuve, Pistorius avait été reconnu coupable d'homicide involontaire et condamné à 5 ans de prison pour la mort de Reeva Steenkamp, abattue par balles dans la maison de l'athlète à Pretoria en février 2013.  

Le parquet avait fait appel de cette condamnation, estimant que la juge Thokozile Masipa avait mal interprété la loi en retenant l'"homicide involontaire" et non le "meurtre", passible d'une peine minimum de 15 ans de prison.

Mais dans un document de 40 pages remis jeudi à la justice et obtenu par l'AFP, la défense accuse le parquet de réintroduire un "dossier qui a échoué". 

Selon les avocats de Pistorius, la juge Masipa a correctement interprété la loi en estimant que le parquet avait échoué à prouver qu'il s'agissait d'un meurtre.  

Le sportif a toujours affirmé avoir cru qu'il s'agissait d'un cambrioleur quand il a tiré à quatre reprises à travers la porte des toilettes fermée à clé.

L'appel sera entendu en novembre par la Cour suprême d'appel, qui peut modifier le verdict annoncé en première instance et condamner éventuellement Pistorius à une peine plus lourde. 

Elle peut aussi décider de renvoyer le procès en première instance. Or, selon la défense de Pistorius, un nouveau procès "serait préjudiciable aux droits de l'accusé", la défense affirmant qu'un condamné ne peut être jugé deux fois pour le même crime.

En droit sud-africain, la procédure dite d'appel est plus proche de la cassation française que de l'appel proprement dit. Le procès n'est pas révisé sur le fond, mais uniquement sur la base du droit. Il s'agit pour les juges suprêmes de vérifier si la juge Thokozile Masipa a fait ou non une erreur d'interprétation des textes.

La commission des libérations anticipées doit par ailleurs réexaminer à partir de vendredi la demande de sortie de prison anticipée de Pistorius, qui avait été bloquée fin août.

Double amputé après la naissance, l'ancien athlète est surnommé "Blade Runner" en référence aux lames de carbone sur lesquelles il courait en compétition.

Aidé par un physique avantageux, il était devenu une icône du sport mondial et la figure la plus glamour du paralympisme avant le drame, prenant le départ aux Jeux Olympiques de Londres 2012 avec les valides malgré son handicap.

AFP

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