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De nouveaux combats mettent

L'armée sud-soudanaise a accusé lundi la rébellion d'avoir mené de nouvelles attaques en dépit du cessez-le-feu qui devait mettre un terme à 21 mois de guerre civile. 

Le porte-parole de l'armée, Philip Aguer, a affirmé que des rebelles avaient attaqué des positions proches de la ville de Malakal, capitale de l'État pétrolier du Haut-Nil (nord) mais que les troupes gouvernementales les avaient "repoussés et que la situation était désormais calme". 

Il a toutefois ajouté qu'un grand nombre de miliciens nuer de l'Armée blanche, appartenant à l'ethnie du chef de la rébellion, l'ex vice-président Riek Machar, se "rassemblaient au sud de Malakal en vue d'une attaque". 

L'armée et les rebelles s'accusent mutuellement de ne pas respecter la trêve conclue le 29 août pour mettre fin au conflit qui ravage le jeune pays depuis décembre 2013. En dépit des combats, les deux parties assurent que l'accord signé le mois dernier reste en vigueur. 

Dimanche, M. Aguer avait déclaré que les rebelles et l'armée s'étaient affrontés dans l'État voisin d'Unité dans des combats qui ont fait cinq morts parmi les soldats. Une femme a également été tuée et de nombreuses personnes ont été blessées dans les affrontements qui se sont produits dans le comté de Guit, à l'est de la ville de Bentiu (nord). 

"Là-bas aussi, la situation est maintenant sous contrôle", a ajouté le porte-parole. 

Il n'était pas possible de vérifier ces affirmations de source indépendante dans un conflit où les belligérants s'accusent régulièrement de mensonges.

La guerre civile au Soudan du Sud a commencé en décembre 2013 avec la rivalité opposant le président Salva Kiir et M. Machar, son ancien adjoint qu'il avait limogé. Marqué par des massacres et des atrocités de part et d'autre, le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et chassé quelque 2,2 millions de Sud-Soudanais de leur foyer.

Le groupement est-africain de l'Igad - Djibouti, Ethiopie, Kenya, Ouganda, Somalie, Soudan, Soudan du Sud -, qui a assuré la médiation des pourparlers de paix, est censé contrôler le respect du cessez-le-feu.

Mais ses observateurs manquent de moyens pour surveiller efficacement les forces rivales, éclatées entre de multiples groupuscules militaires.

AFP

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