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Guinée: plus de 18.000 agents de sécurité pour la campagne et la présidentielle

La Guinée va mobiliser plus de 18.000 hommes, pour l'essentiel des policiers et des gendarmes, afin d'assurer la sécurité de la campagne et de l'élection présidentielle du 11 octobre, a annoncé vendredi à l'AFP un responsable de la police.

"Une force spéciale de sécurisation de l'ensemble du processus (électoral), de 18.913 agents, sera déployée sur l'ensemble du territoire", a déclaré à l'AFP le commissaire Boubacar Kassé, un responsable de la police à Conakry, la capitale.

Cette force, formée de "8.855 gendarmes, 8.925 policiers et 1.133 agents de la protection civile, sera chargée de sécuriser l'avant, pendant et l'après-élections. Elle sera mise sur pied" d'ici la semaine prochaine, a affirmé le commissaire Kassé.

La campagne pour l'élection présidentielle du 11 octobre s'est ouverte jeudi et doit s'achever le samedi 10 octobre à 00H00 locales et GMT.

Amnesty International appelle les autorités à "pleinement respecter le droit à la liberté de réunion pacifique et veiller à ce qu'une force excessive ne soit pas utilisée contre les manifestants et les autres citoyens" durant le processus électoral, dans un communiqué parvenu vendredi à l'AFP.

"Le gouvernement doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour veiller à ce que les cas d'usage excessif de la force contre des manifestants qui ont eu lieu il y a quelques mois ne se reproduisent pas", précise l'ONG.

Les opposants ont organisé ces derniers mois des manifestations meurtrières. 

Huit candidats, dont le président Alpha Condé et son adversaire malheureux du second tour de la précédente présidentielle en 2010, le chef de l'opposition Cellou Dalein Diallo, sont en lice. 

Le premier tour de la présidentielle est fixé au 11 octobre. Selon les dispositions légales, "s'il y a lieu de procéder à un deuxième tour de scrutin" présidentiel, "celui-ci est fixé au 14e jour après la proclamation des résultats définitifs du premier tour".

Les deux précédents scrutins, la présidentielle de 2010 et les législatives de 2013, ont été émaillés de violences et d'accusations de fraude.

Alpha Condé, ancien opposant qui a connu l'exil et la prison, est le premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française, dirigée jusqu'alors par des pouvoirs autoritaires ou dictatoriaux.

AFP

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