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Biens mal acquis: fin de l'enquête visant le fils du président équato-guinéen, Teodorin Obiang

Le volet de l'enquête dite des "biens mal acquis" qui vaut à Teodorin Obiang, le fils du président équato-guinéen, d'être inculpé en France, a été clos le 11 août, ont annoncé mardi à l'AFP des sources proches du dossier et judiciaire.

Les enquêteurs le soupçonnent de s'être frauduleusement bâti en France, avec des fonds publics de son pays, "un patrimoine immobilier et mobilier conséquent estimé à plusieurs centaines de millions d'euros", selon une source proche du dossier.

La justice française doit désormais se prononcer sur le renvoi ou non devant un tribunal de celui qui est également deuxième vice-président de Guinée-Equatoriale.

Le volet de l'enquête concernant le patrimoine des familles du chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso (Congo) et du défunt Omar Bongo (Gabon) se poursuit. 

Âgé de 46 ans, Teodorin Obiang avait été mis en examen en mars 2014 pour blanchiment de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et abus de confiance. 

En cause, ses dépenses somptuaires: voitures de luxe, jet privé, hôtel particulier dans un quartier chic de Paris dont la perquisition a nécessité deux jours, mais aussi, aux États-Unis, une villa à Malibu. 

En octobre 2014, Teodorin Obiang avait accepté de renoncer à 30 millions de dollars d'avoirs aux Etats-Unis, dans le cadre d'un accord passé avec le gouvernement américain qui le poursuivait pour corruption.

Teodorin Obiang a estimé durant l'instruction française être couvert par l'immunité accordée aux responsables étrangers, politiques ou diplomatiques. Mais il n'a jusqu'à présent pas obtenu gain de cause. Plus haute juridiction française, la Cour de cassation doit prochainement examiner ce point.

Dans cette enquête, la banque française Société Générale a été placée fin juillet sous le statut de témoin assisté, un statut intermédiaire entre celui d'inculpé et celui de simple témoin. Les fonds traqués par les enquêteurs français sont notamment passés par des comptes d'une filiale équato-guinéenne de la banque française, la Société Générale de Banque en Guinée Équatoriale (SGBGE). 

"C'est en France que va se tenir un premier procès +biens mal acquis+. A ce jour, toutes les tentatives (...) pour invalider la procédure ont échoué. Les chapitres Bongo et Sassou Nguesso vont maintenant s'ouvrir plus activement", a réagi William Bourdon, avocat de l'association anticorruption Transparency International France, dont la plainte avait déclenché la procédure.

Un des avocats de Teodorin Obiang, Thierry Marembert, s'est refusé à tout commentaire. 

 

 

AFP

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