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Soudan: le président se dit prêt

Le président soudanais Omar el-Béchir a affirmé jeudi qu'il était prêt à une trêve de deux mois avec les rebelles pour permettre l'ouverture d'un dialogue national appelé à régler les multiples crises dans le pays, offrant de nouveau une amnistie aux insurgés.

M. Béchir, recherché depuis 2009 par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre dans la région du Darfour en conflit, appelle depuis plusieurs mois à un dialogue avec les rebelles qui refusent de venir à la table de négociations à Khartoum.

"Nous sommes disposés à un cessez-le-feu global pour une période de deux mois, jusqu'à ce que ce dialogue soit achevé dans un climat sain", a dit le président devant des membres de "l'Assemblée générale pour le dialogue national".

Il a annoncé la date du 10 octobre pour le début des discussions.

"Nous renouvelons notre offre d'amnistie à ceux ayant porté les armes mais qui voudraient prendre part au dialogue", a-t-il ajouté, tout en soulignant que "ceux qui sont coupables de meurtre ne seront pas libérés".

"Nous appelons à un arrêt de la guerre. Notre position n'est pas un signe de faiblesse (mais) nous sommes des partisans de la paix, et le plus grand obstacle à celle-ci est le refus par les autres parties d'engager un dialogue libre", a poursuivi le président soudanais.

Des rebelles du Darfour et du Mouvement de libération du Soudan (SPLM-N) du Nil-Bleu et du Kordofan-Sud devaient rencontrer vendredi le chef de l'Union africaine, Thabo Mbeki, à Addis Abeba pour discuter du dialogue.

Les rebelles n'ont pas commenté dans l'immédiat cette annonce, mais tout comme la majorité de l'opposition ils avaient indiqué précédemment qu'ils ne prendraient pas part au dialogue si l'atmosphère n'était pas propice à des négociations.

Depuis 2003, des insurgés, accusant notamment Khartoum de les marginaliser économiquement et politiquement, s'opposent à l'armée soudanaise dans la région du Darfour, dans l'ouest du pays. Ce conflit a fait plus de 300.000 morts et déplacé 2,5 millions de personnes, selon l'ONU.

Le soulèvement dans les Etats du Nil-Bleu et du Kordofan-Sud a lui éclaté en 2011 pour des raisons similaires, faisant là aussi des milliers de déplacés.

 

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