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Guinée équatoriale: les 800.000 habitants de Bata dans le noir depuis deux semaines

Les 800.000 habitants de Bata, la capitale économique de la Guinée équatoriale, vivent depuis deux semaines dans le noir en raison d'un sévère manque d'alimentation électrique dû à la sécheresse et à l'augmentation de la demande, selon ses habitants et les autorités.

Bata, située sur le continent, est alimentée en électricité par le barrage hydroélectrique de Djibloho construit par les Chinois, d'une capacité théorique de 120 MW, et situé sur le fleuve Wolé dont le débit de l'eau a considérablement baissé.

"C'est la désolation et nous sommes désemparés. Nos produits alimentaires dans les congélateurs ont pourri, ce qui occasionne des doubles dépenses pour s'alimenter", témoigne l'un de ses habitants, Ernesto Obama, joint au téléphone par l'AFP.

"Nous avons eu une situation spéciale cette année, il y a trop de sécheresse. Bata s'est beaucoup agrandie ces derniers temps, la demande en électricité a augmenté: nous avions une demande régulière de 34 MW mais maintenant nous sommes passés à 60 MW", un seuil actuellement impossible à satisfaire, a expliqué  mercredi à la télévision  nationale, le ministre des Mines, de l'Industrie et de l'Énergie, Gabriel Mbega Obiang Lima.

M. Mbega Obiang Lima, l'un des fils du président Teodoro Obiang Nguema, a appelé la population de Bata à la  "patience", précisant  que la Société nationale d'électricité SEGESA fournit avant tout les lieux "stratégiques" comme les hôpitaux et les camps militaires.

Pour le commun des habitants, l'alimentation en électricité pourrait reprendre dans "un ou deux mois", a indiqué dans un communiqué la direction de la SEGESA. Une situation d'autant plus paradoxale que, depuis le boom pétrolier de ces dernières années, le pays s'est considérablement enrichi en devenant le 3è producteur d'or noir de l'Afrique subsaharienne. Mais cette manne ne profite pas à ses habitants dont plus de la moitié vivent sous le seuil de pauvreté (2 dollars/jour).

La population augmente vite dans la ville de Bata où les expatriés chinois, camerounais, maliens et burkinabé ne cessent d'affluer en raison du boom pétrolier, et dont la population de natifs vient à peine de dépasser le seuil d'un million d'habitants.

Depuis la mise en marche en 2013 de la centrale hydroélectrique de Djobloho, qui alimente toute la partie continentale de Guinée équatoriale, Bata n'avait plus connu de problèmes de délestages en électricité.

 

AFP

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