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Centrafrique: les sanctions onusiennes, un obstacle

Les sanctions onusiennes à son encontre sont un obstacle à la candidature de l'ex-chef d'Etat centrafricain François Bozizé à la présidentielle d'octobre 2015, a déclaré vendredi à la radio privée Radio Ndeke Luka le porte-parole du gouvernement Dominique Saïd Paguindji.

L'ex-président François Bozizé, renversé en mars 2013 par une rébellion, a été investi le 7 août dernier candidat à la présidentielle par son parti, le Kwa Na Kwa (KNK).

Le gouvernement "constate qu'il y a des obstacles: premier obstacle, l'ex-président Bozizé est empêché par des sanctions onusiennes de se déplacer", a prévenu Dominique Saïd Paguindji, également ministre de la Sécurité publique. 

"Deuxième obstacle, il y a un mandat d'arrêt international des juridictions compétentes à son encontre qui pourrait être exécuté dès qu'il se présentera à la frontière, ou à l'aéroport", a-t-il ajouté. 

Selon lui, "les effets conjugués de ces obstacles ne permettent pas à l'ex-président de circuler librement pour faire campagne" pour la présidentielle, dont le premier tour est prévu le 18 octobre. Plusieurs dizaines de personnalités se sont déjà déclarées candidates. 

Le congrès du KNK s'est déroulé à Bangui vendredi dernier en l'absence de l'ancien président de 69 ans, qui vit en exil depuis son renversement.

"Tout est mis en oeuvre pour barrer la route au président François Bozizé. Certains veulent l'empêcher d'être candidat, en le rendant inéligible. Or, aucune instance judiciaire, ni aucun magistrat n'a décidé à ce jour que le président François Bozizé a perdu tous ses droits civiques, il n'est pas en prison", avait déclaré à l'AFP son secrétaire général, Bertin Béa.

Le général François Bozizé avait pris le pouvoir par la force en 2003, et fut renversé 10 ans plus tard, le 24 mars 2013, par une rébellion à dominante musulmane venue du nord, la Séléka, plongeant le pays dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960. 

En réaction, des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka ont commis à leur tour de nombreuses exactions contre les civils, ouvrant la voie à des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes. 

Les autorités de transition, mises en place lorsque la Séléka a été chassée du pouvoir par une intervention militaire française et internationale début 2014, peinent à relever ce pays déjà meurtri par des années de troubles et rébellions.

M. Bozizé, ainsi que plusieurs chefs rebelles, fait l'objet de sanctions onusiennes pour le soutien apporté aux milices anti-balaka durant les violences.  

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