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Centrafrique: au moins 12 tués dans des affrontements entre milices dans l'Est

Au moins 12 personnes ont été tuées au cours de violences provoquées par une attaque de miliciens anti-balaka contre un campement d'éleveurs peuls suivie de représailles menées par des ex-séléka dans l'est de la Centrafrique, a indiqué à l'AFP jeudi une source de la gendarmerie locale.

"Des individus armés se réclamant des anti-balaka ont attaqué dimanche et lundi derniers un campement d'éleveurs au village Malégbassa, dans la commune de Zangba, pour les déposséder de leurs b½ufs, faisant au moins 4 morts et quatre blessés", a indiqué cette source de la gendarmerie sous couvert d'anonymat.

"Ces attaques ont entraîné lundi des représailles d'éléments ex-séléka et peuls armés contre les habitants du village Ndoma, voisin de Malégbassa faisant au moins huit morts et plusieurs blessés ainsi que des prisonniers, d'après un bilan encore provisoire et qui pourrait s'alourdir", a ajouté la source.

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la séléka, a plongé la Centrafrique dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes (notamment les milices anti-balaka).

Les violences de dimanche et lundi se sont déroulées dans deux villages de la région de la Basse-Kotto, à près de 600 km à l'est de Bangui, et frontalière de la République démocratique du Congo (RDC) où se trouvent plusieurs dizaines de milliers de Centrafricains ayant fui les violences dans leur pays.

"Les représailles ainsi menées ont provoqué la fuite en brousse ou en RDC de nombreux habitants de Ndoma et Malégbassa", a encore affirmé la source.

Selon le porte-parole de l'ex-Séléka dans la région, Ibrahim Hamat Nediad, qui "a dépêché des hommes sur place", le bilan des morts parmi les éleveurs peuls dans la première attaque pourrait s'élever à "seize tués", un bilan impossible à confirmer de source indépendante: l'ex-Séléka, à majorité musulmane, est très proche des éleveurs peuls et les défend militairement contre les attaques des anti-balaka.

Les éleveurs peuls, menacés par les anti-balaka, ne se rendent plus dans la capitale pour vendre leur bétail, comme ils le faisaient traditionnellement avant les violences. Dés lors, le prix du boeuf a augmenté, étant vendu dans la capitale cinq fois plus cher qu'en province, ce qui attire les convoitises et suscite des attaques contre les campements peuls.

Si la capitale connaît un certain retour au calme depuis des mois, en province, de nombreuses "zones grises" restent en proie aux groupes armés et au banditisme, en dehors de tout contrôle de l'administration centrale et des forces internationales.

AFP

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