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Afrique du Sud: le procès de Julius Malema repoussé d'une journée

Le jeune leader des "Combattants pour la liberté économique" (EFF) Julius Malema a demandé lundi à Polokwane (nord), à être jugé rapidement alors que son procès pour corruption a été de nouveau reporté d'une journée, en raison de l'absence d'un des accusés, malade. 

"Je suis ici pour me soumettre devant la loi. Cela fait trois ans que je demande ça: laissez-moi comparaître! Je ne veux plus attendre davantage", a lancé M. Malema, s'adressant à une foule de supporters portant les traditionnels bérets rouges de son parti, devant le tribunal de Polokwane. 

Julius Malema est accusé de s'être personnellement enrichi lors d'un appel d'offres truqué d'un montant de 3,7 millions d'euros, pour l'entretien des routes de la province du Limpopo, dans le nord de l'Afrique du Sud. 

Le procès, déjà repoussé de plusieurs mois en septembre dernier a cette fois été ajourné jusqu'à mardi à cause de l'hospitalisation d'un des co-accusés qui devait comparaître avec M. Malema. 

Ce délai permettra aux deux parties de décider si elles souhaitent un report plus long ou si M. Malema peut être jugé séparément, dès à présent, comme il le souhaite. 

"Vous m'avez accusé pendant trop longtemps. Laissez-moi raconter ma version. Laissez l'Afrique du Sud comprendre pourquoi je suis persécuté", a ajouté M. Malema, à la sortie du tribunal. 

Le leader des EFF, 34 ans, qui se fait appeler "Commandant en chef" est accusé de corruption, racket et blanchiment dans cette affaire remontant à 2009. 

L'acte d'accusation fait état d'une pyramide de sociétés écrans associant Malema, comme actionnaire indirect, à l'entreprise qui avait été choisie à l'époque pour la réfection des routes du Limpopo avant même la parution de l'appel d'offres. 

A l'époque, Julius Malema était encore président de la ligue de jeunesse de l'ANC, le parti au pouvoir qui dirigeait la province et dont il a été exclu en 2012, sans lien avec l'affaire.  

Aujourd'hui à la tête des EFF, le parti qu'il a fondé en 2013, il a été élu député lors des élections législatives de mai 2014 où son parti est devenu la troisième force politique du pays avec un peu plus de 6% des voix et 25 sièges en promettant une "vraie liberté" pour la majorité noire, pendant la campagne. 

Au terme de la procédure qui pourrait s'éterniser en raison des multiples voies de recours, le justiciable Malema pourrait perdre son siège de député s'il est condamné, ce qui fait dire à ses partisans qu'il est avant tout victime d'une cabale politique.  

 

AFP

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