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Transports: Uber poursuit ses ambitions africaines en se lançant au Maroc

La société américaine de véhicules de transport avec chauffeur (VTC) Uber, qui a fait l'objet de récentes controverses en Europe et aux Etats-Unis, a annoncé mercredi son lancement officiel au Maroc, une première au Maghreb et en Afrique francophone.

Uber Maroc a inauguré une période de tests jusqu'à septembre, à Casablanca, la capitale économique du royaume, mégalopole de cinq millions d'habitants qui compte selon les autorités locales plus de 15.000 taxis classiques, mais fait face à une demande en transports supérieure à l'offre.

"Casablanca est la première ville au Maghreb et en Afrique francophone" où se lance l'entreprise, a confirmé mercredi à l'AFP la directrice générale d'Uber Maroc, Meryem Belqziz, témoignant des ambitions africaines de la société californienne, déjà présente dans une cinquantaine de pays.

Devenue une des start-up les plus chères au monde, valorisée à quelque 50 milliards de dollars, Uber est implanté dans six autres grandes villes africaines (Le Caire, Nairobi, Lagos, Johannesburg, Durban et Le Cap).

Décriée par les taxis professionnels dans certains pays, qui l'accusent de "concurrence déloyale", la société a cherché à anticiper les critiques au Maroc en affirmant offrir "un service très différent des taxis". 

Il repose sur un réseau de "chauffeurs d'entreprises de transport touristique" disposant de "licences et de toutes les autorisations nécessaires", a fait valoir Mme Belqziz.

Par ailleurs, si le déploiement d'Uber a retenu l'attention des médias locaux --qui s'étaient notamment fait l'écho des polémiques en France--, des entreprises locales n'ont pas attendu l'arrivée du géant américain pour se lancer dans la course à l'image de "chauffeur.ma", "Careem" ou encore "iTaxi". 

"Il y a un besoin de plus de confort, de sécurité et de rapidité dans l'utilisation des taxis", explique à l'AFP Tayeb Sbihi, directeur général d'iTaxi, service en ligne qui met en contact des chauffeurs de taxis classiques avec les clients.

"Le nombre de smartphones frôle les 10 millions et de plus en plus de Marocains sont connectés", relève ce jeune manager, qui, en moins d'un an, a constitué un réseau de près de 170 taxis partenaires sur Casablanca, qui connaît des problèmes grandissants liés au trafic.

Une ligne de tramway a été inaugurée fin 2012, mais s'avère insuffisante. Une seconde est en gestation.

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