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Un soldat français, membre des forces de l'EUFOR-RCA, à l'aéroport de Bangui le 1er mai dernier. | REUTERS/Stringer.
Un soldat français, membre des forces de l'EUFOR-RCA, à l'aéroport de Bangui le 1er mai dernier. | REUTERS/Stringer.

L'affaire des viols en Centrafrique, un gros tabou à l'ONU

Le site Mediapart a enquêté dans les couloirs des Nations unies.

Les révélations du journal britannique The Guardian, qui avait eu accès à un rapport interne de l'ONU accusant des soldats français en mission en Centrafrique de viols sur des enfants âgés de moins de 10 ans, avait eu l'effet d'une bombe. Pour l'armée française, mais aussi les Nations unies, confrontées plusieurs fois ces dernières à des affaires de viols ou d'attouchements sexuel concernant ses soldats. 

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Mais depuis les révélations le 29 avril, le silence règne de nouveau au sein de l'ONU, comme l'explique le site Mediapart dans une enquête sur le sujet. «C’est curieux ces consignes de silence, explique un membre de l’ONU. Elles contreviennent au statut et règlement du personnel des Nations unies qui dit que les membres du personnel ont le devoir de coopérer et de dénoncer ce genre d’agissements lorsqu’ils en sont informés.»

L'ONU avait pourtant annoncé l'ouverture d'une enquête après les révélations.

Mais, «c’est ultraverrouillé à Bangui, confie à Mediapart un membre de la mission Minusca. Personne ne parle de ces événements. Le pire, c’est qu’il y a toujours autant d’abus sexuels. La semaine dernière, ils ont été commis par des Bangladeshi, des Pakistanais et des Marocains.»

Lu sur Mediapart

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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