mis à jour le

Une vue de Sousse. Mark W via Flickr
Une vue de Sousse. Mark W via Flickr

Tout ce qu'il faut savoir sur l'état d'urgence en Tunisie

Le président tunisien Beji Caid Essebsi a déclaré l'état d'urgence en Tunisie samedi, huit jours après les attentats de Sousse.

"La Tunisie traverse des circonstances difficiles et exceptionnelles qui nécessitent des mesures exceptionnelles pour faire face et prévenir le pire", a déclaré le président Essebsi dans une allocution télévisée samedi soir. En un mot cela signifie: l'état d'urgence. Mais à quoi correspond exactement cette mesure souvent imposée dans l'histoire récente de la Tunisie. 

Quels sont les effets immédiats de de l'état d'urgence? 

L'état d'urgence accorde des pouvoirs d'exception aux forces de l'ordre. Selon la BBC, 1.400 policiers et militaires supplémentaires ont été déployés dans les zones sensibles et touristiques. Il autorise notamment les autorités à interdire les grèves et les réunions "de nature à provoquer ou entretenir le désordre", à fermer provisoirement "salles de spectacle et débits de boissons" ainsi qu'à "prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications". Le pouvoir politique du parlement est également limité pour cette période. 

Combien de temps dure l'état d'urgence?

La durée de l'état d'urgence est de 30 jours minimum, et il est renouvelable. 

Quand avait-été instauré le dernier état d'urgence en Tunisie? 

Il faut remonter au Printemps arabe en 2011 pour retrouver la trace du dernier état d'urgence instauré en Tunisie. Il avait été imposé après la fuite de l'ancien président Ben Ali. L'état d'urgence avait été prolongé jusqu'au 6 mars 2014. Le gouvernement intérimaire y avait mis fin pour préparer les élections nationales. 

À lire aussi: Quand le désespoir de la jeunesse tunisienne mène au djihadisme

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

Ses derniers articles: Le site de la commission électorale piraté au Ghana avant l'annonce des résultats  Les girafes, ces «gentils géants» menacés d'extinction  L'Angola nomme sa nouvelle autoroute Fidel-Castro, mauvaise idée