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Massacre de septembre 2009 en Guinée: de nouvelles inculpations de militaires et civils

Plusieurs militaires et civils ont été inculpés ces derniers mois en Guinée dans l'enquête sur le massacre de 157 personnes le 28 septembre 2009 au stade de Conakry, la capitale, selon une source judiciaire et une source au sein d'une ONG guinéenne mercredi.

Cette avancée dans l'enquête intervient alors que le chef de la junte au pouvoir à l'époque, le capitaine Moussa Dadis Camara, en exil depuis 2010 au Burkina Faso, a annoncé son intention de rentrer en Guinée pour se présenter à l'élection présidentielle prévue en octobre.

"Ce sont au moins treize personnes qui ont été inculpées" dans l'enquête, a affirmé à l'AFP la source judiciaire sous couvert d'anonymat, précisant qu'il s'agissait de nouvelles inculpations.

En septembre 2014, plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme avaient fait état de huit inculpations et de l'audition de 400 victimes dans cette procédure judiciaire ouverte par des magistrats en 2010. 

Les 13 nouveaux inculpés ont été convoqués, entendus, inculpés puis laissés libres sur une période couvrant "des mois". Parmi elles figurent un gendarme, "le général Mathurin Bangoura, ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat au moment des faits" et un civil, "Mamoudou Condé, ministre-conseiller chargé des affaires stratégiques de la junte".

Une source à l'Organisation guinéenne des droits de l'Homme (OGDH) a également fait état à l'AFP de nouvelles inculpations visant treize personnes "par le pool de juges d'instruction guinéens en charge du dossier qualifié de crimes graves".

La liste complète des inculpés et les dates de leur mise en examen n'avaient pu être obtenues par l'AFP mercredi.

Les violences avaient été commises le 28 septembre 2009 dans le stade de Conakry où étaient rassemblés des milliers d'opposants à la candidature à la présidentielle du chef de la junte, Moussa Dadis Camara.

Au moins 157 personnes avaient été tuées et plusieurs dizaines sont portées disparues depuis lors, selon un rapport de la Commission internationale d'enquête de l'ONU. De même source, au moins 109 femmes avaient aussi été violées dans le stade ou ses environs.

Parmi les huit précédents inculpés figurent trois anciens ministres, le général Mamadouba "Toto" Camara (Sécurité et Protection civile), le colonel Abdoulaye Chérif Diaby (Santé publique), le lieutenant-colonel Moussa Tiègboro Camara (Services spéciaux, lutte antidrogue et grand banditisme) ainsi que l'ex-chef de la Sécurité présidentielle, le lieutenant-colonel Claude Pivi.

Moussa Dadis Camara a été entendu à Ouagadougou comme témoin et la justice guinéenne souhaite désormais l'inculper, selon des ONG locales et internationales.

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