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Kenya - Les shebab somaliens accusés d'attentats terroristes

Nairobi, la capitale kényane, a subi le 24 octobre deux attentats faisant un mort et 27 blessés en moins de 24 heures. La police a attribué ces attaques aux milices islamistes somaliennes, les shebab.

Dans la nuit du 23 au 24 octobre, un individu a jeté une première grenade dans un bar et a blessé 14 Kényans. Le soir même, une seconde explosion près du terminus d’un «Matatu», un minibus kényan, a tué une personne et en a blessé 13 autres. L’auteur du second attentat a également jeté une grenade qui a explosé à l’endroit où les gens se précipitaient pour rentrer dans le bus, rapporte le quotidien kenyan le Daily Nation.

«Nous lions les attaques à la grenade aux menaces proférées par les shebab, et c’est pourquoi je demande aux habitants de la ville d’être vigilants et de coopérer avec nos agents», a déclaré le chef de la police de Nairobi, Antony Kibuchi, dont les propos ont été repris par le quotidien kényan Business Daily.

Ces explosions interviennent une semaine après l’envoi de troupes kényanes dans le sud de la Somalie pour chasser les rebelles islamistes shebab accusés d’être à l’origine de plusieurs enlèvements sur le territoire kényan: une touriste britannique, deux employées espagnoles de l’ONG Médecins Sans Frontières, et la Française Marie Dedieu, qui est décédée en captivité. Les milices islamistes somaliennes ont proféré de multiples menaces d'attaques contre la capitale kényane mais nient avoir enlevé ces ressortissants étrangers.

Après ces deux explosions, la tension était à son comble dans un quartier de la banlieue de Nairobi surnommé «petit Mogadiscio» à cause de la forte majorité de Somaliens qui y vivent. Pour les rassurer, le ministre de la Défense, Yusuf Haji, et le président de l’Assemblée nationale Farah Maalim, soutenu par une quinzaine de députés kényans, ont affirmé à ces habitants que le combat contre le groupe armé somalien était une guerre contre «les criminels et non contre la communauté somalienne au Kenya».

Le Business Daily explique aussi que des désaccords apparaissent entre le gouvernement kényan et le Gouvernement fédéral de transition somalien (TFG) concernant cette «guerre» contre les shebab. Le président du TFG, Sheick Sharif Ahmed, est revenu sur sa position à propos de l’intervention kényane, en déclarant qu’il souhaitait que le Kenya apporte seulement une aide logisitique à ses troupes.

Lu sur Daily Nation, Business Daily