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Bénin: le président assure qu'il ne se présentera pas

Le président béninois Thomas Boni Yayi a une nouvelle fois promis mardi qu'il ne se présenterait pas à un troisième mandat en 2016, à l'issue d'un entretien à Paris avec François Hollande, avec qui il a notamment évoqué les questions de sécurité régionale.

"Mon nom ne figurera plus jamais sur aucun bulletin de vote", a déclaré à la presse M. Boni Yayi, au pouvoir depuis 2006, alors que l'opposition a maintes fois accusé le chef de l'État de vouloir modifier la constitution pour pouvoir briguer un troisième mandat en 2016.

"Je veillerai en tant que garant du fonctionnement des institutions à ce que les (prochaines) élections se déroulent dans de bonnes conditions, dans la transparence, pour que le peuple béninois puisse élire un nouveau président", a ajouté M. Boni Yayi.

Le FCBE (Forces Cauri pour un Bénin émergent) du président Boni Yayi a remporté les législatives qui se sont tenues en mars, mais sans la majorité absolue, et l'opposant Adrien Houngbedji a été élu le mois dernier président de l'Assemblée nationale.

M. Boni Yayi a par ailleurs confirmé que le président François Hollande se rendrait le mois prochain au Bénin, saluant les relations et la coopération "au beau fixe" entre les deux pays.

Les deux chefs d'État ont également évoqué la lutte contre Boko Haram, et M. Boni Yayi a assuré que le sommet régional consacré à la lutte contre le groupe islamiste nigérian, prévu le 11 juin à Abuja, serait "décisif". Le nouveau président nigérian Muhammadu Buhari "est très décidé, et les discussions que nous avons eues avec lui nous rassurent sur le fait que nous viendrons à bout de ce phénomène odieux", a déclaré M. Boni Yayi, assurant que la force militaire africaine contre Boko Haram serait à l'½uvre "très bientôt" et que les militaires béninois étaient "en stand by" en attendant une résolution de l'ONU.

Forte de 8.700 militaires, policiers et civils, la Force regroupe le Nigeria et ses voisins le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Bénin.

Les cinq pays se sont entendus au début de cette année pour intensifier leur coopération afin d'endiguer la menace régionale que constitue le groupe islamiste, dont l'insurrection - et sa répression - a déjà fait au moins 15.000 morts depuis 2009.

Les armées du Tchad et du Niger ont déjà engagé depuis février des opérations contre Boko Haram dans le nord-est du Nigeria. Le Cameroun a combattu le groupe à sa frontière avec le Nigeria. L'armée nigériane, après de nombreux revers en 2014 et début 2015, a depuis reconquis des positions stratégiques de Boko Haram, mais sans véritable concertation avec ses voisins engagés dans le conflit.

AFP

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