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Algérie: des journaux critiquent un soutien de l'armée au chef du FLN

Des journaux algériens ont critiqué mardi le puissant patron de l'armée, le général Ahmed Gaid Salah, pour avoir envoyé un message de félicitation au patron du Front de Libération nationale, Amar Saadani, reconduit la semaine dernière à la tête du parti.

El-Watan a dénoncé une "violation de la Constitution" et une "dérive" du général Gaid-Salah qui est aussi vice-ministre de la Défense, l'accusant d'avoir ainsi "bafoué le principe de neutralité de l'armée" qui s'est officiellement retirée du champ politique en 1989, tout en demeurant un acteur essentiel pour le choix du chef de l'Etat.

Dans son message révélé par Le Soir d'Algérie, le patron de l'armée a estimé que le FLN, ancien parti unique, "demeure la première force politique du pays", une "force d'équilibre constamment guidée par ce souci permanent de servir les intérêts supérieurs de la Nation".

"Cette prise de position aussi surprenante qu'inquiétante provoquera, sans nul doute, une division périlleuse dans la société autour d'une armée nationale qui n'a pas vocation à être au service d'un parti et encore moins d'un clan", estime El Watan qui redoute un "schisme" au sein des forces armées.

Pour Liberté, "le caractère de cette intervention de l'armée dans le champ politique est inédit parce qu'il n'est pas dans sa tradition de commenter les résultats des congrès des partis".

Grâce à cette prise de position, le FLN qui a perdu son statut de parti unique en 1989 après une révolte populaire "est un +parti pas comme les autres+ en ce sens qu'il entretient un rapport spécifique avec l'institution militaire", analyse le journal.

Avec une lettre de félicitation "sans équivoque", le chef de l'état-major, partisan acharné du président Abdelaziz Bouteflika, "cautionne la consécration du controversé Amar Saadani comme secrétaire général du FLN", note Le Quotidien d'Oran.

"La mainmise de Saadani et de ses partisans sur le FLN n'est qu'un acte du scénario dont l'exécution va aboutir à une succession telle que voulue par Bouteflika et le clan présidentiel et auquel l'armée, sous le contrôle de Gaid-Salah a sans aucun doute accordé un blanc seing", selon le journal.

Abdelaziz Bouteflika, victime d'un AVC en 2013, qui l'a affaibli, a été élu l'année dernière pour un quatrième quinquennat. La question de sa succession est permanente dans la rue et le débat politique en raison de ses problèmes de santé.

AFP

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