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Dialogue national en RDC : appel

Le dialogue national prôné par le président congolais Joseph Kabila afin d'assurer des élections apaisées en République démocratique du Congo devra se pencher sur les questions sécuritaires dans l'est du pays, ont déclaré lundi à Kinshasa des représentants de cette région.

"La sécurité de l'ensemble du processus électoral de 2015-2016 dépendra des réponses données aux défis sécuritaires dans l'Est, notamment à Beni", a déclaré Teddy Kataliko, président de l'ONG Société civile du territoire de Beni, lors d'une conférence de presse.

"Le dossier de l'émergence du terrorisme en RDC doit figurer à l'ordre du jour du dialogue au même titre que le dossier électoral", a déclaré pour sa part Omar Kavota, président d'une ONG de défense des droits de l'Homme basée à Beni, grande ville du nord de la province du Nord-Kivu.

"L'instabilité du pays part toujours de l'est, avant de déstabiliser toute la nation", a-t-il ajouté, faisant référence aux deux guerres qui ont ravagé le Congo entre 1996 et 2003 et auxquelles le Rwanda et l'Ouganda ont pris une part active.

La région de Beni a été endeuillée depuis octobre 2014 par une série de massacres à l'arme blanche ayant coûté la vie à près de 400 personnes. Ces tueries sont attribuées aux rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF), présents dans la zone depuis 1995.

Plus largement, la moitié est de la RDC continue de souffrir de la violence de plusieurs dizaines de groupes armés, congolais ou étrangers.

Le président congolais a entamé au début du mois des consultations politiques en vue de la tenue d'un "dialogue national" pour discuter avec l'opposition du calendrier électoral annoncé en février et jugé "irréaliste" par ses détracteurs.

Ce calendrier prévoit une série de scrutins devant s'achever en novembre 2016 par une élection présidentielle à laquelle M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, ne peut se représenter, la Constitution lui interdisant de briguer un nouveau mandat.

L'opposition dans son ensemble soupçonne M. Kabila de chercher à tout faire pour se maintenir au pouvoir au-delà de cette date. Deux de ses principaux partis ont déjà signifié leur refus de participer au dialogue voulue par le chef de l'État, y voyant une man½uvre pour retarder son départ.

AFP

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