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Opep: consensus en vue mais inquiétudes sur les prix

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole devrait conserver (Opep) son plafond inchangé lors de sa réunion ministérielle, malgré la surabondance d'offre qui plombe les cours et la perspective d'un retour de l'offre iranienne sur les marchés. 

Les ministres des douze pays de l'Opep ont débuté les discussions ce vendredi au siège du cartel à Vienne pour décider de leur objectif de production pour les six mois à venir. 

Le ministre du pétrole de l'Arabie saoudite, chef de file de l'Opep, Ali al Nouaïmi demeure très optimiste sur les perspectives du marché et a répété que les "conditions s'améliorent" et qu'il "espère qu'elles continueront de s'améliorer". 

"La demande a augmenté et l'offre de pétrole diminue", a-t-il souligné.

Ali al Nouaïmi a par ailleurs nié envisager de prendre sa retraite après la réunion. "C'est un nid de mensonges", a-t-il dit. 

L'optimisme de l'Arabie saoudite n'est pas partagé par tous les membres du cartel cependant, et l'Iran et l'Angola ont de nouveau fait part de leur souhait de voir les prix augmenter. 

"Le niveau actuel des prix du pétrole n'est pas bon pour beaucoup des membres de l'Opep", a souligné le ministre du Pétrole iranien, Bijan Namdar Zangeneh. 

Il a précisé que ces prix n'étaient pas bons à moyen et long-termes pour les producteurs et pour les consommateurs, car le manque d'investissements va "poser des problèmes".

"La plupart des membres de l'Opep pensent qu'un prix du baril à 75 dollars est équitable", a indiqué M. Zanganeh. 

L'Angola pourrait par ailleurs se voir forcer à abandonner certains projets dans l'offshore profond, plus coûteux, si les cours du pétrole ne montent pas à environ 80 dollars le baril. 

Mais le ministre de l'Énergie angolais, José Maria Bothelo, est réaliste et ne pense pas qu'il sera facile d'atteindre ce niveau. 

Le marché demeure en effet sur-approvisionné: la Russie, le premier producteur mondial de brut, vise à maintenir sa production, l'Opep dépasse aujourd'hui son plafond, avec une production à 31,21 mbj en avril et aux États-Unis les réserves de brut atteignent des niveaux record.

"Nous avons eu deux ans de retard dans l'évaluation (de l'impact) du pétrole de schiste (aux États-Unis). Ce n'aurait pas dû être un choc, et maintenant c'est une réalité, et nous devons le prendre en considération", a indiqué Adel Abdel Mahdi, ministre du Pétrole irakien.  

De plus, si les sanctions internationales contre l'Iran sont levées en juin, le pays pourrait produire un million de barils de pétrole par jour supplémentaires dans les six mois qui suivent, selon le ministre iranien du Pétrole.

"Il est clair que c'est notre droit de revenir sur le marché et j'ai demandé aux membres de l'Opep de considérer le retour l'Iran", a expliqué M. Zanganeh.

Lors de sa dernière réunion le cartel avait conservé son plafond de production inchangé, à 30 millions de barils par jour (mbj), dans l'objectif de contenir la production des pays hors-Opep et de stimuler la demande. Le plafond du cartel est figé à ce niveau depuis plus de trois ans.

AFP

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