mis à jour le

Éléphant de Tanzanie | Mark Robinson, via Flickr CC licence by
Éléphant de Tanzanie | Mark Robinson, via Flickr CC licence by

Le braconnage en Afrique est encore plus violent qu’on ne le croit

Le nombre d’éléphants et de rhinocéros a chuté de manière dramatique en cinq ans à peine.

Le 1er juin, le ministre tanzanien des Ressources naturelles et du Tourisme, Lazaro Nyalandu, a livré les conclusions d’une étude sur le nombre d’éléphants dans le pays africain. Le site Blueandgreentomorrow.com, qui relaie les données du recensement, explique que leur population a baissé de 60% entre 2009 et 2015, passant de 109.000 à seulement 43.330.

Ces chiffres ressemblent à ceux du Mozambique, tout aussi effrayants. L’ONG WCS (Wildlife Conservation Society) rapportait fin mai que, ces cinq dernières années, le nombre d’éléphants est ainsi passé de 20.000 à 10.300, soit une chute de 48%. Alastair Nelson, directeur de la WCS, qui gère la réserve Niassa dans le pays, expliquait que «le problème majeur est la gouvernance. Le Nord a toujours été une région isolée et mal gouvernée, avec un haut niveau de corruption sous-jacente».

Et que dire du nombre de rhinocéros encore en vie en Afrique du Sud? Le Washington Post, qui reprend des chiffres du ministère de l’Environnement sud-africain, explique que,de 1980 à 2007, on comptait neuf rhinocéros tués par an à cause des braconniers. Depuis, le nombre a explosé: on en dénombrait 1.215 pour la seule année 2014.

Si cela continue, il pourrait y avoir plus de morts que de naissances d’ici un à trois ans, note Quartz, avant d’ajouter que les rhinos noirs de Namibie subissent le même massacre. La corne de rhinocéros se vendant plusieurs dizaine de milliers de dollars le kilo, notamment en Asie, où on lui prête des vertus médicinales.

La corne de rhinocéros se vend plusieurs milliers de dollars le kilo. Car la Chine et d’autres pays d’Asie de l’Est font face à des accusations de la part de nombreux gouvernements et ONG. En dévoilant les chiffres sur les éléphants en Tanzanie, Lazaro Nyalandu n’avait pas hésité à utiliser le terme «abattoir» pour dénoncer cette recrudescence de ce commerce macabre dans la région: «Il est hautement probable que le braconnage soit responsable de ce nombre de morts très élevé. […] La raison probable pourrait être l’augmentation de la demande d’ivoire, en particulier en Asie de l’Est.»

 

Slate.fr

Ses derniers articles: Comment Aqmi est revenu sur le devant de la scène en sous-traitant ses attaques  Pour Daech, le vrai combat se déroule en Libye  Comment le djihadisme est devenu «global» 

Afrique

AFP

Erdogan en Afrique pour parler du prédicateur Gülen

Erdogan en Afrique pour parler du prédicateur Gülen

Politique

Afrique du Sud: la course cruciale pour la tête de l'ANC

Afrique du Sud: la course cruciale pour la tête de l'ANC

AFP

Afrique du Sud: Zuma pour l'élection d'une femme

Afrique du Sud: Zuma pour l'élection d'une femme

braconnage

Wildlife

Un robot rhinocéros pour lutter contre le braconnage

Un robot rhinocéros pour lutter contre le braconnage

Wildlife

L'extinction des guépards pourrait être aussi rapide que leur vitesse de pointe

L'extinction des guépards pourrait être aussi rapide que leur vitesse de pointe

Wildlife

Les girafes, ces «gentils géants» menacés d'extinction

Les girafes, ces «gentils géants» menacés d'extinction

éléphants

AFP

Tanzanie: résidents chinois et Tanzaniens marchent pour la protection des éléphants

Tanzanie: résidents chinois et Tanzaniens marchent pour la protection des éléphants

Wildlife

Une sécheresse menace des milliers d'éléphants au Zimbabwe, mais l'Etat l'ignore

Une sécheresse menace des milliers d'éléphants au Zimbabwe, mais l'Etat l'ignore

AFP

CAN-2017: les anciens Eléphants jugent les tenants du titre

CAN-2017: les anciens Eléphants jugent les tenants du titre