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Mali: un Casque bleu tué par des tirs

Un Casque bleu de la Mission de l'ONU au Mali a été tué et un autre grièvement blessé par des tirs d'assaillants non identifiés dans la nuit de lundi à mardi à Bamako, la capitale, ont indiqué à l'AFP des sources de sécurité.

"Des hommes armés que nous n'avons pas encore identifiés ont tiré dans la nuit de lundi sur deux Casques bleus qui étaient à bord d'un véhicule de l'ONU. L'un des deux a été tué, l'autre grièvement blessé", a déclaré à l'AFP une source de sécurité malienne. "Ce forfait doit être qualifié +d'acte terroriste+. Les auteurs sont les ennemis de la paix", a ajouté la même source, sans autre précision.

L'attaque et le bilan ont été confirmés par une source de sécurité de la Minusma, précisant que tous deux appartenaient au contingent bangladais.

Les deux Casques bleus venaient de l'aéroport de Bamako en direction du sud de la ville quand ils ont essuyé les tirs d'assaillants à bord d'un véhicule, selon cette source.

Régulièrement frappée par des attaques dans le nord du Mali depuis son déploiement en juillet 2013, la force de l'ONU a essuyé la semaine dernière la première attaque la visant directement à Bamako.

Lors de cette attaque aux premières heures le 20 mai, un homme armé avait tenté d'incendier un véhicule de l'ONU garé devant une résidence de personnels de la Minusma, blessant un gardien et causant des dégâts matériels.

L'attaque avait apparemment pour but de faire ainsi sortir les Casques bleus pour les attaquer à l'arme automatique et à la grenade, selon un enquêteur malien.

La Minusma avait alors rappelé la responsabilité des autorités maliennes "d'assurer la sécurité de son personnel, notamment à Bamako", alors que le climat s'est alourdi entre la force de l'ONU et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta ainsi que les groupes armés soutenant le gouvernement.

Rappelant le mandat du Conseil de sécurité, elle avait rejeté "catégoriquement toute mise en question de son impartialité et de celle de son personnel", après une volée de critiques du président malien lors de la signature d'un accord de paix à Bamako par le camp gouvernemental et la médiation internationale, mais pas par les principaux groupes rebelles.

A la fin de la cérémonie le 15 mai, M. Keïta avait apostrophé le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous, sommant les Nations unies de faire "preuve de justice et d'équité" envers le Mali.

Le lendemain à Bamako, M. Ladsous s'était insurgé contre un manque de reconnaissance pour les "sacrifices" de la Minusma, qui compte 35 tués en moins de deux ans, soit la mission la plus "coûuteuse en vies humaines" depuis la Somalie dans les années 1990, avait-il souligné.

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Bien que les jihadistes aient été dispersés et en grande partie chassés de cette région par l'opération Serval, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France - relayée depuis août 2014 par Barkhane, dont le rayon d'action couvre l'ensemble du Sahel - des zones entières échappent encore au contrôle des autorités.

AFP

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