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Des véhicules de l'armée française, le 21 novembre 2014 à Tombouctou. REUTERS/Joe Penney
Des véhicules de l'armée française, le 21 novembre 2014 à Tombouctou. REUTERS/Joe Penney

Le djihadiste à l'origine des enlèvements de Français au Mali a été tué

Abdelkrim al-Targui était lié à presque tous les dossiers d'otages français au Mali. Il a été tué lors d'un raid de militaires français dans le nord du pays.

Sa tête était mise à prix par la France et le Mali. Le djihadiste Abdelkrim al-Targui a été tué lundi 18 mai lors d'un raid des militaires français dans l'extrême nord-est du Mali, selon une information révélée mercredi 20 mai par Radio france internationale (RFI). Abdelkrim al-Targui était lié à presque tous les dossiers d'otages français au Mali. Il avait notamment revendiqué au nom de son organisation l'enlèvement et l'assassinat des reporters de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon, le 2 novembre 2013.

L'opération a été menée par les forces spéciales françaises lundi soir dans le nord du Mali, le fief de ce chef de guerre. De son vrai nom Hamada Ag Hama, Abdelkrim al-Targui était l'une des principales cibles de l'armée française depuis le lancement de l'opération militaire Serval en janvier 2013.

L'organisation islamique al-Ansar dirigée par Abdelkrim al-Targui était liée à quasiment tous les enlèvements de ressortissants français dans la région du Sahel dont ceux de Michel Germaneau, enlevé en 2010 au nord du Niger puis assassiné - selon certaines sources par Targui lui-même - et de Serge Lazarevic et Philippe Verdon. Ce djihadiste très recherché était également au cœur de la libération des quatre otages «d'Arlit», employés d'Areva relâchés fin octobre 2013.

Âgé d'environ 40 ans Abdelkrim al-Targui est un personnage à part dans la galaxie d'Aqmi. Ce Malien est le seul Touareg à la tête d'une brigade: la katiba Al-Ansar. Son premier "coup d'éclat" date de 2010 lorsque sa katiba tend une embuscade fatale à 11 gendarmes algériens, près du poste-frontière algéro-malien de Tinzawaten. Deux ans plus tard, lors de l'occupation du nord du Mali par des groupes armés, al-Targui s'impose comme le principal intermédiaire entre Aqmi et le groupe Ansar ed-Dine, explique le magazine Express. C'est à cette période qu'il commence à enlever des ressortissants français pour obtenir des rançons très lucratives.

Lu sur RFI, L'Express

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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