mis à jour le

Togo: manifestation de l'opposition pour contester les résultats de la présidentielle

Des milliers de partisans de l'opposition ont défilé samedi à Lomé pour protester contre les résultats de la présidentielle du 25 avril, remportée par le président sortant Faure Gnassingbé, a constaté un journaliste de l'AFP.

Jean-Pierre Fabre, le principal adversaire de M. Gnassingbé à ce scrutin --avec 35,19% des suffrages contre 58,77% pour le vainqueur-- avait dénoncé des fraudes et avait même déclaré se considérer comme le président élu du Togo.

A l'appel du Combat pour l'alternance politique (CAP 2015), une coalition d'opposition ayant soutenu la candidature de M.Fabre, les manifestants ont sillonné des rues de la capitale sous la surveillance des services de sécurité, avant de se rassembler sur une place publique dans le centre ville.

Sur des pancartes brandies par des manifestants, on pouvait lire : "Exigeons la vérité des urnes", "Exigeons l'expertise électorale internationale" ou encore "Jean Pierre Fabre, président élu".

"Ceux qui sont au pouvoir savent bien que nous n'avons pas voté pour Faure. Notre président, c'est Fabre. Et nous ne baisserons pas les bras", a déclaré Adèle Wavisso, 32 ans, revendeuse de pain.

"Nous sommes sortis pour réclamer notre victoire. Nous voulons la vérité des urnes, et nous sommes certains que la vérité éclatera un jour", a renchéri Paul Gadjo, 36 ans, conducteur de taxi-moto.

"Il faut que la population prenne conscience de la gravité de la situation et qu'ensemble, nous ½uvrons pour y mettre un terme. Nous avons déjà saisi l'OIF (Organisation internationale de la francophonie) et nous attendons sa réponse", a déclaré à l'AFP M.Fabre.

Les différentes missions d'observation électorale et toutes les organisations internationales --les Nations Unies, l'Union africaine, la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest, l'OIF-- ont considéré le scrutin libre et transparent.

M. Gnassingbé avait été porté au pouvoir par l'armée en 2005 à la mort de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui régna d'une main de fer pendant 38 ans. 

Une présidentielle calamiteuse avait suivi la même année, entachée de violences (400 à 500 morts et des milliers de blessés, selon l'ONU) et de fraudes massives.

M. Gnassingbé avait été réélu en 2010 lors d'un scrutin contesté par l'opposition, mais jugé acceptable par la communauté internationale.

AFP

Ses derniers articles: Malawi: l'armée accusée d'homophobie après le passage  Le pape François reçoit le président de la RDC Tshisekedi  Algérie: 48e défilé hebdomadaire d'un "Hirak" en quête de nouveau souffle 

Manifestation

AFP

Liberia: l'opposition reporte sa grande manifestation anti-Weah

Liberia: l'opposition reporte sa grande manifestation anti-Weah

AFP

Début de manifestation timide

Début de manifestation timide

AFP

Manifestation anti-élection

Manifestation anti-élection

présidentielle

AFP

Présidentielle au Togo: Faure Gnassingbé investi candidat par son parti

Présidentielle au Togo: Faure Gnassingbé investi candidat par son parti

AFP

Congo: Sassou Nguesso candidat de son parti

Congo: Sassou Nguesso candidat de son parti

AFP

La Guinée-Bissau attend dans le calme les résultats de la présidentielle

La Guinée-Bissau attend dans le calme les résultats de la présidentielle

résultats

AFP

Elections en Namibie: le président sortant en tête, selon des résultats partiels

Elections en Namibie: le président sortant en tête, selon des résultats partiels

AFP

La Guinée-Bissau attend les résultats d'une présidentielle jugée régulière

La Guinée-Bissau attend les résultats d'une présidentielle jugée régulière

AFP

Ethiopie: les Sidama attendent les résultats du référendum d'autodétermination

Ethiopie: les Sidama attendent les résultats du référendum d'autodétermination