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Burkina: des milliers de manifestants en faveur du nouveau code électoral

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Ouagadougou en faveur du nouveau code électoral, qui exclut des prochaines élections d'octobre les partisans de l'ancien président Blaise Compaoré, a constaté un journaliste l'AFP.

A l'appel de l'ex-opposition au président déchu et de la société civile burkinabè, des manifestants, la plupart des jeunes, se sont rassemblés place de la Révolution à Ouagadougou pour un "meeting de soutien". Étaient présents plusieurs membres du gouvernement avec à leur tête le ministre de l'Administration territoriale et de la Sécurité, Auguste Denise Barry.

"Défendons le code électoral voté (...) pour le bien du Burkina", "Défendons et protégeons les acquis de l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre" ou encore "justice n'est pas exclusion", pouvait-on lire sur les nombreuses pancartes et banderoles brandies par les participants, moins nombreux finalement que ne le laissait attendre la débauche de moyens déployés.

Une autre manifestation, de moindre envergure, s'est tenue simultanément à Bobo Dioulasso, la deuxième ville du pays, selon un habitant joint par l'AFP.

Ces meetings visaient à "protéger les idéaux de la révolution d'octobre", a déclaré le professeur Luc Marius Ibriga, porte-parole des organisations de la société civile.

Les députés du Conseil national de transition (CNT), l'assemblée intérimaire, ont voté début avril une révision du code électoral rendant "inéligibles" les personnes ayant "soutenu un changement inconstitutionnel portant atteinte au principe de l'alternance politique".

Cette loi, promulguée une semaine plus tard par le président Michel Kafando, fait référence à la tentative de révision de la Constitution de la fin octobre 2014, destinée à permettre à Blaise Compaoré de se maintenir au pouvoir, et qui avait finalement causé sa chute à l'issue d'une insurrection populaire.

Le texte a été condamné par les partenaires du Burkina. Lundi, l'ambassadeur des États-Unis au Burkina Faso a notamment appelé à ce que tous les courants politiques, dont les pro-Compaoré, participent aux élections d'octobre. "C'est aux électeurs de décider qui seront leurs élus", a-t-il alors argumenté.

L'Union européenne a de son côté réclamé des élections "inclusives".

AFP

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