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 La réserve de chimpanzés de Tacugama près de Freetown. Photo AFP
La réserve de chimpanzés de Tacugama près de Freetown. Photo AFP

Au Sierra Leone, la réouverture d'une réserve des chimpanzés annonce la fin d'Ebola

La réserve avait dû fermer en août 2014 alors que la contamination du virus Ebola, qui touche les singes aussi bien que les humains, explosait.

Par un après-midi humide, Tom, 30 ans, épouille son voisin à l'ombre, insouciant de l'épidémie d'Ebola qui a failli le priver de son gîte. Comme ses quelque 5.500 congénères en Sierra Leone, ce chimpanzé est un rescapé de la redoutable fièvre hémorragique.

La réserve de chimpanzés de Tacugama, dans les collines verdoyantes autour de la capitale, Freetown, a rouvert a public la semaine dernière. Elle avait dû fermer en août 2014 alors que la contamination du virus Ebola, qui touche les singes aussi bien que les humains, explosait.

"Nous étions tous inquiets pour notre avenir si le sanctuaire ne rouvrait pas", affirme à l'AFP Abdoul Koroma, un membre du personnel de cette réserve, où vivent Tom et 85 chimpanzés et qui perdait un tiers de ses revenus. L'inquiétude a duré jusqu'au début de l'année, quand le nombre de nouveaux cas d'Ebola a commencé à baisser de manière continue, permettant à la Sierra Leone de lever une série de restrictions de mouvement, de rouvrir ses frontières et d'accueillir à nouveau des touristes audacieux.

Pas de nouveaux chimpanzés acceptés

"De nombreux amoureux de la nature nous demandaient quand nous allions rouvrir. Etant donnée la baisse du nombre de cas d'Ebola ces dernières semaines, nous nous y sommes décidés", explique le directeur sri-lankais, Bala Amrasekaran. La réserve de 40 hectares a été inaugurée en 1995 pour sauver les chimpanzés dont les familles avaient été volées pour le commerce d'animaux de compagnie ou décimées par les chasseurs de viande de brousse, la destruction de leur environnement et la guerre civile qui a ravagé la Sierra Leone jusqu'en 2001.

"Après l'épidémie d'Ebola, nous avons décidé de ne pas accepter de nouveaux chimpanzés à cause du risque de contracter la maladie, ce qui serait catastrophique pour eux", indique M. Amrasekaran. L'institut spécialisé Jane Goodall estime qu'environ un tiers de la population mondiale de chimpanzés a été tuée par Ebola depuis la première apparition de cette maladie dans les années 1970.

Slate Afrique avec AFP

Slate Afrique avec AFP

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