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Emmanuel Sithole attaqué par des hommes armés à Alexandra. Photo James Oatway
Emmanuel Sithole attaqué par des hommes armés à Alexandra. Photo James Oatway

Ce qui se cache derrière la photo du Mozambicain tué en Afrique du Sud

Le cliché tragique qui montre un immigré mozambicain attaqué à coups de couteaux dans la ville d'Alexandra a fait le tour de la presse sud-africaine et choqué tout un pays.

Dans la vague de violences xénophobes qui a frappé l'Afrique du Sud ces dernières semaines, plusieurs immigrés ont trouvé la mort sur le sol sud-africain. Mais l'un de ces décès a particulièrement frappé les esprits. Celui d'Emmanuel Sithole, un Mozambicain, qui s'est déroulé devant l'objectif du photographe James Oatway, dont les clichés ont fait la une de la presse locale. Le quotidien The Sowetan a interviewé le photographe, qui raconte cette scène d'horreur et défend son choix d'avoir immortalisé ces instants avec son appareil photo. 

Emmanuel Sithole a été attaqué par deux hommes dans une rue d'Alexandra, un township de la banlieue de Johannesburg. Agressé devant des témoins et blessé à mort, il a été emmené à l'hôpital - où il est décédé - par le photographe James Oatway et un collègue de ce dernier.

"Le seul regret que j'ai est que la première clinique où nous l'avons emmené n'était pas équipée pour le soigner et nous avons perdu un temps précieux pour le sortir de la voiture, trouver une infirmière, avant que celle-ci nous confie qu'il n'y avait pas de médecin. Le temps de revenir à la voiture et de repartir vers un autre hôpital, nous avions déjà perdu 10 minutes", raconte le photographe James Oatway. 

Fortement critiqué en Afrique du Sud pour avoir pris des photos lors de l'agression d'Emmanuel Sithole, le photographe se défend. "Je pense que ces gens qui sont en colère contre mes photos devraient essayer de diriger leur colère vers les vrais responsables de cette attaque, et non vers moi", explique t-il au Sowetan.

Lire l'intégralité de l'article sur The Sowetan. 

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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