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Le roi des Zoulous Goodwill Zwelithini lors d'un meeting à Durban, le 20 avril 2015. REUTERS/Rogan Ward
Le roi des Zoulous Goodwill Zwelithini lors d'un meeting à Durban, le 20 avril 2015. REUTERS/Rogan Ward

Le roi des Zoulous, un acteur clé dans la spirale de violences xénophobes

Accusé d'avoir encouragé les violences xénophobes qui ont fait sept morts en Afrique du Sud, Goodwill Zwelithini a rejeté ces accusations dans un meeting donné lundi 20 avril à Durban.

En dehors de l'ANC, le parti au pouvoir, Goodwill Zwelithini est sûrement le personnage politique le plus influent en Afrique du Sud. Roi des Zoulous, première ethnie du pays qui rassemble environ 10 millions de Sud-africains, il est l'un de ces "leaders traditionnels" de l'Afrique du Sud, une fonction officielle inscrite dans la Constitution sud-africaine.

Un grand meeting à Durban

Dans la spirale de violences xénophobes qui secouent la nation arc-en-ciel depuis plusieurs jours, Goodwill Zwelithini était accusé d'encourager ses partisans à commettre des attaques contre les commerces d'immigrés, notamment à Durban, l'une des plus grandes mégalopoles du pays et coeur du royaume zoulou. Des accusations démenties par Zwelithini lors d'un meeting tenu dans le stade de Durban lundi 20 avril devant plusieurs milliers de ses supporters. "Ces attaques contre les étrangers doivent cesser. Nous devons stopper ces actes malfaisants"s'est-il exclamé, selon un compte-rendu de l'agence de presse Reuters. 

"Cette violence envers nos frères et soeurs est une honte. On a donné au public une version déformée et mal interprétée de mon discours", a ajouté Goodwill Zwelithini. Dans un discours public, le roi des Zoulous avait eu des mots très durs envers les immigrés présents sur le sol sud-africain. Des propos relayés par l'ensemble de la presse sud-africaine. Il dénonçait notamment leur rôle dans le haut taux de criminalité qui ronge le pays et invitait les étrangers "à prendre leur sac et partir." Et ce n'était pas la première fois qu'il tenait des propos teintés de racisme. Fin mars, la Commission sud-africaine des droits de l'homme avait annoncé l'ouverture d'une enquête pour des propos de Goodwill Zwelithini qui appelait à la déportation d'immigrés résidants en Afrique du Sud dans leur pays d'origine. 

Son discours donné lundi à Durban, d'où sont parties les violences xénophobes avant de se répandre à Johannesburg, est donc une bonne nouvelle dans la spirale de violences qui frappe le pays. 

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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